TOGETHER ALONE

Séance du 3 juin 2019

Réalisation : PJ Castellaneta

Scénario : PJ Castellaneta

Avec : Todd Stites et Teddy Curry

Durée : 1h27

Production : EU (1991) 

 

Tourné en onze nuits avec un budget minime par un cinéaste novice, Together Alone est un huis-clos en noir et blanc entre deux inconnus, qui viennent de faire l’amour sans préservatif après une rencontre dans un bar gay. Sida, homosexualité, bisexualité, solitude, désirs, avortement, mort, culpabilité, militantisme, etc… Autant de thématiques que Brian et Bryan abordent au cours de ces quelques heures d’échanges sans tabou. « La richesse du film de PJ Castellaneta tient pour une large part, outre son filmage sensuel au plus proche de la peau des personnages, à l’intensité de ce dialogue tendu comme un corde, où deux êtres semblent perpétuellement prêts à s’abandonner  avant de se ressaisir, entre confidences et doutes, vérités et mensonges, complicités et escarmouches, » souligne Didier Roth-Bettoni dans son ouvrage L’Homosexualité au cinéma (La Musardine).

Notre invité : Didier Roth-Bettoni, historien du cinéma LGBTQI, producteur à France Culture.

 

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ANTONIA ET SES FILLES

Séance du 16 avril 2019.

 

Titre original : Antonia / Antonia’s Line

Réalisation : Marleen Gorris

Scénario : Marleen Gorris

Avec : Willeke van Ammelrooy, Els Dottermans, Veerle van Overloop

Durée : 1h44

Production : Belgique/PB/GB (1995) 

Furtivement sorti en France malgré son Oscar du meilleur film étranger en 1996, Antonia et ses filles a lancé la carrière internationale de la néerlandaise Marleen Gorris. Le patriarcat et ses deux artisans, l’Eglise et l’Armée, en prennent pour leur grade dans cette fable féministe qui s’attaque au conformisme de la campagne hollandaise d’après-guerre. Ode à l’amour, à la vie et à la mort, au temps qui passe et à l’éternelle question de la liberté en société, Antonia et ses filles renvoie la sexualité à ses extrêmes de violence et de douceur. Véritable saga matriarcale, la ‘lignée d’Antonia’ (Antonia’s Line) fait valser les conventions dans un conte de fées, ou de sorcières, qui accueillent les plus faibles et croquent dans la vie à pleines dents.

Nos invité : Harry Bos, programmateur à la Cinémathèque du documentaire de la Bibliothèque publique d’information (BPI) du Centre Pompidou.

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NOIR ET BLANC

Séance du 11 février 2019

Réalisation : Claire Devers

Scénario : Claire Devers (d’après la nouvelle Le Masseur noir de Tennessee Williams)

Avec : Francis Frappat, Jacques Martial, Joséphine Fresson

Durée : 1h20

Production : France (1986)

Il arrive qu’un homme découvre son désir par surprise et une fois qu’il l’a découvert, son seul besoin est de s’y soumettre.” Antoine, jeune comptable, qui mène une vie tranquille avec sa compagne Edith, a l’occasion de faire des séances de massages dans le centre sportif où il effectue une mission. Une relation trouble et secrète va se nouer avec Dominique. Antoine se révèle à lui-même et, devenant victime consentante, ira jusqu’au bout de cette relation sadomasochiste : ” J’étais trop timide, sans curiosité. Ma peur a disparu. Une fois là, il n’y a plus que l’envie de l’assouvir. Mon désir est trop grand. Je ne redoute plus la souffrance. Frappe de toute ta puissance… ” Premier long-métrage de Claire Devers à la mise en scène épurée, Noir et Blanc a reçu la ‘Caméra d’Or’ au festival de Cannes 1986.

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Nos invité-e-s : Claire Devers, réalisatrice, Jacques Martial et Francis Frappat, acteurs.

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LA MEILLEUR FAÇON DE MARCHER

Avant-première copie restaurée lundi 14 janvier 2019

La Meilleure Façon de marcher (1976) de Claude Miller
avec Patrick Dewaere, Patrick Bouchitey et Christine Pascal

Film inaugural du ciné-club ‘Le 7e genre’ programmé le 23 avril 2013, La Meilleure façon de marcher ressort en salles le 6 mars 2019.

Six ans après sa projection au Brady, en présence de Patrick Bouchitey qui nous fit l’honneur de sa présence, venez (re)découvrir ce premier film de Claude Miller, réflexion aiguisée sur la question de la norme et du rejet de la différence, sur la masculinité et ses clichés.

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OLIVIA

Séance du 29 octobre 2018

olivia-afficheRéalisation : Jacqueline Audry (1951)

Scénario : Colette Audry et Pierre Laroche

Avec : Marie-Claire Olivia, Edwige Feuillère, Simone Simon

Durée : 1h35

Production : France (1950)

Arrivée dans son nouveau pensionnat en France, la jeune anglaise Olivia découvre un monde de liberté ainsi que l’amour en la personne de la directrice, Mlle Julie (Edwige Feuillère), en couple avec son associée Mlle Cara (Simone Simon). Elle fera aussi l’apprentissage de la souffrance, de la jalousie et de la séparation… Film le plus audacieux de Jacqueline Audry, cette adaptation du roman autobiographique à succès de Dorothy Bussy Olivia, publié sous pseudonyme en 1948 par Leonard Woolf (veuf de Virginia), divisa la critique lors de sa sortie en salles en raison de sa dimension éminemment transgressive.

Notre invitée : Brigitte Rollet, spécialiste des questions de genre et de sexualité sur le grand et le petit écran, chercheuse au Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines et enseignante à Sciences-Po. Elle est notamment l’autrice de Jacqueline Audry. La femme à la caméra (PUR, 2015).

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SEXMISSION

Séance du 11 septembre 2018

affiche-sexmissionTitre original : Seksmisja

Réalisation : Juliusz Machulski

Scénario : Juliusz Machulski, Jolanta Hartwig, Pavel Hajný

Avec : Olgierd Łukaszewicz , Jerzy Stuhr, Dorota Stalinska

Durée : 1h56 

Production : Pologne (1984)

Sexmission s’ouvre sur le réveil de deux savants, Max et Albert, qui ont participé à une expérience les ayant plongés dans un sommeil artificiel entre 1991 et 2044. Le monde qu’ils découvrent a pour particularité de laisser seules les femmes assumer le pouvoir. Progressivement, leur présence fait chanceler l’organisation politique totalitaire… Réalisé en 1984 – c’est-à-dire dans un contexte historique où le sida fait peser sur les rapports sexuels une menace mortelle – ce film atypique aborde à travers la science-fiction les questions relatives au rapport femmes-hommes, au genre, à la sexualité, à la filiation et à la génétique. Employant un humour décapant, l’œuvre marque surtout le spectateur par son attachement à l’absurde et à la satire, puisant son imaginaire dans les œuvres de Federico Fellini ainsi que dans la tradition littéraire polonaise. À mi-chemin entre la fresque d’anticipation post-apocalyptique et le pamphlet féministe, ce film culte invite à une stimulante méditation sur la valeur politique des relations intimes en milieu communiste.

Nos invité-e-s : Ania Szczepanska, maîtresse de conférence en histoire du cinéma à l’Université Paris 1 et Mathieu Lericq, chercheur en cinéma à l’Université Aix-Marseille, Roman Krakovsky, historien, enseignant-chercheur, spécialiste de l’Europe centrale et orientale. 

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