Archiviste, traductrice, programmatrice

© Raphaëlle Giaretto

Depuis 2004 je suis déléguée générale du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir à Paris. En 2003, avec un groupe d’amies nous avions décidé de rouvrir ce Centre, fermé depuis 1992, en accord avec Carole Roussopoulos et Ioana Wieder, qui avaient participé à sa fondation en 1982.
A côté des activités régulières du Centre, (archives vidéos et films féministes & LGBT+, distribution, ateliers Genrimages d’analyse de films basés sur le genre, collaboration avec des artistes…), je travaille avec des femmes et des jeunes détenus en prison en partenariat avec Lire c’est vivre une association de bibliothécaires en milieu carcéral (projections et ateliers). J’interviens également comme formatrice pour adultes. J’ai donné des conférences sur le cinéma et la vidéo féministe à New York, Rio de Janeiro, Madrid, Arequipa, Beijing, Barcelone, Taipei… et ai été membre de jury dans divers festivals en Asie, aux Caraïbes et en Europe.
Je suis membre du conseil d’administration du 7e Genre (dont je suis l’une des fondatrices), des Archives du féminisme, du Centre Hubertine Auclert et des Cinémas du Sud-Tilt, et membre du jury du prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes.

Petit retour en arrière :
Après des études universitaires (lettres & arts et espagnol), j’ai obtenu une bourse de recherche sur l’insertion économique des femmes à Cuba où je me suis rendue en 1976. Puis, très vite les activités militantes ont pris le pas sur les études : groupes femmes, GLH, programmation de films féministes au sein du groupe CinéNana, à Rouen, ce qui m’a amenée à suivre, avec d’autres femmes de ce groupe, un stage vidéo auprès de Carole Roussopoulos.
J’ai poursuivi ma formation à l’Institut des Hautes études d’Amérique latine, puis ai bifurqué en 1980 vers un cursus de documentation audiovisuelle et informatique qui s’ouvrait à l’université de Vincennes Saint Denis.
En 1982 j’ai retrouvé Carole à l’occasion de l’ouverture du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir à Paris et intégré l’équipe pour mettre en place les archives et la diffusion. En 1984 j’ai quitté l’équipe du Centre avec Carole Roussopoulos et travaillé comme documentaliste et preneuse de son pour Vidéo Out. A partir de 1987, je vais travailler pour plusieurs entités : l’Institut du monde arabe, le festival de films de femmes de Créteil, Vues sur les Docs à Marseille, Racines noires, Images Caraïbes en Martinique, le FEMI en Guadeloupe… J’ai également des activités de formatrice (notamment à (INTD/CNAM).) et de traductrice. A cette même époque je commence mon travail en prison à Fleury Mérogis.
Lors de la création du Festival International de Films Gays et Lesbiens de Paris, j’intègre le groupe de programmation et m’occupe de la régie des copies. Je travaille pour le Festival du Film pour enfants d’Aubervilliers, puis à la direction technique du 1er Festival de cinéma et des arts visuels (Aux Arts Citoyens) à Pointe à Pitre, mets en place, dans le cadre de Cinéphage, des jumelages entre lycées français, cubains, burkinabés et israéliens
J’ai été recherchiste pour plusieurs films : en 1995, Black Skin, White Mask d’Isaac Julien, et, en 1999, Debout, une histoire du mouvement des femmes 1970-1980 de Carole Roussopoulos, film pour lequel je suis également assistante au montage.

Ces dernières années avec l’équipe et le bureau du Centre, j’ai travaillé aux projets Genrimages, Travelling féministe, Wom@rts et aux deux expositions Delphine Seyrig et les collectifs vidéo féministes des années 70-80 conçues par Nataša Petrešin-Bachelez et Giovanna Zapperi (2019-2020 au LaM de Villeneuve d’Ascq puis au Reina Sofia de Madrid).

Membre fondatrice du ciné-club et membre du conseil d’administration de l’association le 7e genre, Nicole est venue présenter la séance du ciné-club consacrée au Rempart des Béguines. (septembre 2013)

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