Universitaire

Emmanuel Le Vagueresse est professeur à l’Université de Reims- Champagne-Ardenne où il enseigne la littérature et le cinéma de l’Espagne contemporaine. Des sujets sur lesquels il a dirigé ou codirigé plusieurs thèses, parfois en collaboration avec des Universités d’Espagne où il est régulièrement invité pour des colloques, des conférences ou des cours, ainsi que dans d’autres pays (Italie, Allemagne, Norvège, Pologne, Bulgarie, Roumanie, Algérie, États-Unis…). Il est aussi maître de conférences sur le campus de Reims de Sciences-Po Paris, où il enseigne la civilisation et le cinéma d’Amérique Latine. Il est membre du GRIMH (Groupe de Recherche sur l’Image dans le Monde Hispanique, Université Lyon II) et coresponsable du séminaire de recherche « Images et représentations de la société » dans sa propre Université. Auteur d’une cinquantaine d’articles sur le cinéma espagnol et d’une dizaine d’ouvrages, en tant qu’auteur ou éditeur, sur la littérature ou le cinéma espagnol, il a notamment édité : avec Sébastien Hubier, plusieurs ouvrages sur les séries télévisées, dont le plus récent est Séries télévisées. Hybridation, recyclage, croisements sémiotiques (Épure, 2018) ; avec Brice Castanon-Akrami, Françoise Heitz et Catherine Orsini-Saillet, un recueil d’articles de spécialistes, intitulé Littérature et Cinéma – Allers-retours/Culture hispanique contemporaine (Orbis Tertius, 2014) ; ainsi qu’un autre recueil d’articles, avec Françoise Heitz, consacrés à La Fantaisie dans les arts visuels (Épure, 2015). Il présente régulièrement des films dans différents festivals, dont celui des Enfants du cinéma, dans les Ardennes, et ¡Parada Cine!, à Reims, dédié aux cinémas latino-américains. Ses goûts et ses recherches le portent plus particulièrement vers le cinéma espagnol sous le franquisme (1939-1975), afin de montrer – à rebours des clichés et aussi d’une relative méconnaissance, en France, de l’art filmique à cette période de l’autre côté des Pyrénées – la possibilité d’un espace de création en dépit de la censure imposée par le ‘Caudillo’. De manière plus générale, il a écrit sur Carlos Arévalo, Adolfo Arrieta, Juan Antonio Bardem, Lorenzo Llobet-Gràcia, Julio Medem, Juan de Orduña ou Agustí Villaronga. Il a aussi écrit sur la période de la transition démocratique qui a suivi la mort du Général Franco (1975-1982), montrant que cette période – qui a vu l’éclosion d’un Pedro Almodóvar, par exemple – a permis au cinéma un foisonnement créatif audacieux et libre, notamment par rapport à la représentation de la sexualité/des sexualités, qui sont aussi l’un de ses sujets de recherche de prédilection. Dans cette optique, citons son étude du film Diferente (Différent, 1961) de Luis María Delgado, le seul film à évoquer à mots couverts l’homosexualité en pleine dictature, ou ses articles sur les multiples productions d’Eloy de la Iglesia (de Los Placeres probihidos [Les Plaisirs interdits, 1976] à El Diputado [Le Député, 1978], en passant par des scénarii non tournés), ou encore ses réflexions sur la place des gays, des travestis et des transsexuels dans le cinéma de la ‘Transition’. Enfin, il lui faut avouer une certaine fascination pour les films de genre, le kitsch et/ou les productions populaires : il s’est aussi penché sur le film de Jean Girault Les Charlots font l’Espagne (1972), sur Jesús ‘Jess’ Franco et son vampire, sur Amando de Ossorio et ses squelettes zombis ou sur… Almodóvar, bien sûr, à ses débuts, pendant la ‘Movida’ madrilène.

Ami fidèle de notre ciné-club depuis ses débuts, il est venu présenter plusieurs séances: Le Baiser de la femme araignée (mai 2013) , El Mar (janvier 2015), Fraise et Chocolat (juillet 2018).

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