PRICK UP YOUR EARS.

Samedi 27 novembre 2021 à 14h45 au cinéma MK2 Beaubourg.

Dans le cadre de notre partenariat avec le festival Chéries-Chéris.

Réalisation : Stephen Frears

Scénario : Alan Bennett (d’après la biographie de John Larh sur Joe Orton)

Avec :Gary Oldman, Alfred Molina, Vanessa Redgrave.

Durée : 1h51 (int – 12 ans)

Production : GB (1987)

Synopsis: Londres, 1967 : Lors de la découverte du corps du célèbre dramaturge Joe Orton et de son amant Kenneth Halliwell, Peggy Ramsay, l’agent littéraire d’Orton, récupère le journal de l’écrivain. Plusieurs années après, elle le remet à un homme qui souhaite écrire la biographie de l’artiste. Il y découvre le récit tourmenté de ses débuts difficiles et de sa relation passionnelle avec son amant, puis de ses années de gloire…

« En 1987 quand sort sur les écrans français Prick up your ears de Stephen Frears, je sors de l’école de cinéma (Idhec – devenu la Fémis depuis). J’ai découvert le réalisateur un an plus tôt avec son film précédent: My Beautiful Laundrette. C’est un choc, la découverte d’un réalisateur qui pose un regard aimant sur les homosexuels. Une approche à laquelle le cinéma (français) ne m’a pas trop habitué jusqu’alors. Prick up your ears est une plongée dans la vie gay londonienne des années 60. Pourtant les personnages semblent respirer le même air que nous à l’époque. Le film explore une relation SM, mais reste ironique et garde, dans mon souvenir, un aspect de fable. » (Olivier Ducastel)

Projection suivie d’un débat animé par Anne Delabre avec Olivier Ducastel, réalisateur.

MURIEL FAIT LE DESESPOIR DE SES PARENTS.

Dimanche 28 novembre 2021 à 13h35 au cinéma MK2 Beaubourg.

Dans le cadre de notre partenariat avec le festival Chéries-Chéris.

Réalisation : Philippe Faucon

Scénario : Catherine Klein, Philippe Faucon

Avec : Catherine Klein, Dominique Perrier, Marie Rivière

Durée : 1h14

Production : France (1995)

Muriel, discrète et solitaire, tombe amoureuse de sa meilleure amie Nora, une jeune femme exubérante et rayonnante. Sûre de ce qu’elle ressent, elle décide de se confier à sa mère, qui supporte mal cette réalité. Alors que Nora semble encore hésitante sur la vraie nature de ses sentiments, elles décident d’aller passer quelques jours à la mer…
« Toute l’histoire est construite sur l’opposition entre ces deux personnages, dont l’un possède quelque chose d’assez rayonnant, d’assez séducteur, de lumineux et sensuel qui exerce une grande fascination sur l’autre, joué par Catherine (Klein) qui, de prime abord paraît être quelqu’un qui a un peu de mal à s’affirmer et qui va pourtant davantage au bout de ses désirs et de ses attirances. » Philippe Faucon

En avant-programme :
LE RAVIN (1995 – 23mn) de Catherine Klein
Le Ravin est un film sobre et sans concession dans lequel j’ai voulu montrer le parcours d’une jeune fille de 17 ans qui ce soir-là réussit à tenir tête à une mère abusive pour retrouver Sophie, une amie, dont elle se sent attirée. Mais la soirée ne se passera pas comme prévu… Et Florence se retrouvera seule devant un magnétophone, s’adressant à Sophie non pas pour lui faire une déclaration d’amour, mais pour y dénoncer la violence dont elle vient d’être victime avec des mots à la fois lucides et inattendus.” Catherine Klein

Projection suivie d’un débat animé par Anne Delabre avec Catherine Klein, réalisatrice, scénariste et actrice

LOLA + BILIDIKID

Dans le cadre de notre partenariat avec le Festival Chéries-Chéris.

Lundi 5 juillet 2021 au cinéma MK2 Beaubourg

Allemagne. 1999. 91’. Fiction. VOSTF.
Réalisation, scénario : Kutluğ Ataman.
Avec : GandiMukli, Baki Davrak, Erdal Yildiz, Inge Keller.

SYNOPSIS

Murat, 17 ans vit à Berlin. Pas facile de se découvrir gay dans une famille d’origine turque qui considère l’homosexualité comme la pire des abominations. Il vit avec sa mère et Osman, son frère aîné, devenu chef de famille après la mort de son père. Mais Murat apprend un jour qu’Osman a chassé un troisième frère, gay lui-aussi. L’adolescent décide alors de partir à la recherche de celui qui se fait appeler Lola, vedette d’un spectacle travesti, et se plonge dans l’underground berlinois. Un univers hors norme où il se sent bien et qui lui permet de partir en quête de son identité sexuelle et culturelle.Véritable antidote aux préjugés raciaux et sexuels, le film de Kutluğ Atamana a remporté de nombreuses récompenses, notamment le prix spécial du jury au Festival de Berlin en 1999. À travers l’itinéraire du jeune Murat découvrant peu à peu son homosexualité, cette oeuvre rafraichissante explore la communauté turque de Berlin et ses maux : prostitution, violence urbaine et familiale… Outre l’irrésistible Murat, on s’attache aux divers personnages : Lola le travelo, Bili (son copain très macho, en référence à Billy the Kid) et Osman, le frère aîné de Lola et Murat.

La projection fut présentée puis suivie d’un débat avec Anne Delabre, journaliste, autrice et programmatrice du ciné-club Le 7e genre.

Interview du réalisateur par Anne Delabre

Pour aller plus loin.


‘THE WATERMELON WOMAN’

Dans le cadre de notre partenariat avec le Festival Chéries-Chéries

Dimanche 4 juillet et mardi 6 juillet 2021 au cinéma MK2 Beaubourg

États-Unis. 1996. 90′. Fiction. VOSTF.
Réalisation et scénario : Cheryl Dunye.
Avec : Cheryl Dunye, Guenevere Turner, Valarie Walker, Sarah Schulman.

SYNOPSIS

Cheryl décide d’être réalisatrice et tient à ce que son premier film porte sur les femmes noires car leurs histoires ne sont jamais racontées. Elle commence à enquêter sur une actrice des années 30 jouant des rôles stéréotypés qui n’est jamais créditée au générique que comme The Watermelon Woman. Simultanément, elle travaille dans un vidéoclub avec son amie Tamara, elle aussi lesbienne. Lorsqu’une jeune femme blanche, Diana, prend un abonnement au magasin, une relation amoureuse commence.Œuvre emblématique du New Queer Cinema, The Watermelon Woman émerge comme l’œuvre qui cristallise l’effervescence d’une communauté de cinéastes noires et lesbiennes de la côte est. Mais c’est aussi l’apogée du « style Cheryl Dunye » qui se reconnaît à ses thèmes récurrents : questionnement du désir entre noires et blanches dans les couples lesbiens, tensions identitaires au sein de groupes noirs, et une forme bien spécifique de mise en scène d’elle-même. Sa façon de s’adresser à la caméra et de rejouer la réalisation du film produit un aller-retour enivrant entre fiction et documentaire. Ce va et vient prend une ampleur particulière lors de cette campagne contre l’invisibilité des lesbiennes noires dans l’histoire des images.

La séance du 4 juillet fut présentée et suivie d’un débat avec Anne Crémieux et Anne Delabre.

Pour aller plus loin


SALOME en ciné-concert lundi 10 février 2020 à la Fondation des Etats-Unis

 Ciné-concert – SALOME (1922)

Le 7e genre, en partenariat avec la Fondation des Etats-Unis (FEU) de la Cité Internationale Universitaire de paris (CIUP), propose une séance gratuite de ciné-concert autour du film Salomé (1922), réalisé par Charles Bryant, mais orchestré par son actrice principale, la grande Nazimova, star de Broadway devenue productrice à Hollywood.

Dans l’industrie naissante du cinéma, le sort de Nazimova ne sera pas sans parallèle avec celui de Salomé, héroïne de la pièce sulfureuse d’Oscar Wilde écrite en français en 1892 et jouée pour la première fois à Paris en 1896 alors que Wilde est en prison. Le récit biblique de la belle-fille d’Hérode qui lui demande de danser pour lui, lui promettant en récompense la tête du prophète Jean-Baptiste, est ré-imaginé dans un décor Art Déco avant-gardiste où les désirs se croisent pour justifier quelques tragiques destins. Grâce à une distribution réputée entièrement gay et bisexuelle, à l’instar de sa vedette qui l’aurait exigée en hommage à Oscar Wilde, Nazimova est fidèle à l’esprit de l’auteur, ‘queer’ avant la lettre.

Notre invitée : Marion Polirsztok, maîtresse de conférences en études cinématographiques à l’Université Rennes 2, autrice d’Action, spectacle, idée. Formes du cinéma muet américain, (Mimésis – 2017)

Le film est accompagné par les résidents musiciens de la FEU dans son grand salon Art Déco, inauguré quelques années seulement après la sortie du film.


Double programme ‘bis’ autour de ‘Vampirisme et lesbianisme” vendredi 13 décembre 2019 en partenariat avec la Cinémathèque française

 
Le 7e genre est partenaire de la Cinémathèque française pour une séance spéciale ‘bis’ autour de’vampirisme et lesbianisme’ vendredi 13 décembre à partir de 19h30 autour des films:
VAMPYROS LESBOS (1971) de Jess Franco (sous le pseudonyme Franco Manera) (19h30)
THE VAMPIRE LOVERS (1970) de Roy Ward Baker (22h)
 
 

Notre invité :Olivier Rossignot (Culturopoing). 

(suite…)

OLIVIA et VICTIM dans le cadre du festival Chéries-Chéris (novembre 2019)

Le 7e genre est partenaire du festival de films LGBT de Paris ‘Chéries-Chéris’ pour ses séances spéciales ‘patrimoine’ 

Lundi 25 nov. 2019 15h25 au MK2 Beaubourg (Paris 3)

OLIVIA, de Jacqueline Audry (1951)

Film le plus audacieux de Jacqueline Audry, cette adaptation du roman autobiographique à succès de Dorothy Bussy, publié sous pseudonyme en 1948 par Leonard Woolf (veuf de Virginia), divisa la critique lors de sa sortie en salles en raison de sa dimension éminemment transgressive.


Jeudi 21 nov. 15h30 au MK2 Beaubourg (Paris 3)

VICTIM, de Basil Dearden (1961)

Réalisé alors que la Grande-Bretagne n’a toujours pas passé le pas de lever l’illégalité des relations homosexuelles, Victim est une entreprise de dénonciation d’une loi totalement injuste. Mais plus qu’un simple film à thèse qui ne prêcherait que les convaincus, Victim est avant tout un polar bien mené, offrant une galerie de personnages aussi complexes que variés. Avec dans le rôle-titre un Dirk Bogarde qui allait alors entamer la seconde (et la plus passionnante) partie de sa carrière.
Jeudi 21 nov. 15h30 ›› MK2 Beaubourg

Séances suivies d’un débat avec Anne Delabre, journaliste, autrice et programmatrice du ciné-club Le 7e Genre.

 


Le 7e genre partenaire du ciné-club Barberousse samedi 14 septembre 2019

Le 7e genre est partenaire du ciné-club ‘Barberousse’ pour sa séance de rentrée au cinéma Le Nouvel Odéon (Paris 6) autour du film JEANNE ET LE GARÇON FORMIDABLE (1998) de Olivier Ducastel et Jacques Martineau, en présence des réalisateurs.

Le ciné-club Barberousse (“Médecine et soin au cinéma”) organise ses séances un samedi par mois à 10h30 au cinéma Nouvel Odéon (Paris 6). Il fait sentir et comprendre l’expérience des personnes malades et des professionnels de santé, ainsi que la richesse des relations de soin, en médecine et dans la vie.

Les débats sont animées par François Crémieux, directeur général adjoint de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP), Jean-Michel Frodon, critique de cinéma et professeur associé à Sciences-Po, et Céline Lefève, maîtresse de conférences en philosophie, responsable du programme ‘La Personne en médecine‘ (USPC – Université Sorbonne Paris Cité) et directrice de la Chaire « Philosophie du soin à l’hôpital » (AP-HP/ENS). En partenariat avec la revue Esprit.


LA GARÇONNE

Dimanche 1er septembre 2019 à l’Hôtel de Ville de Paris

Séance en partenariat avec le festival de films LGBT de Paris ‘Chéries-Chéris’, dans le cadre de l’exposition ‘Champs d’amours – 100 ans de cinéma Arc-en-ciel’ à l’Hôtel de Ville de Paris

 

LA GARÇONNE (JALOUSIE)
de Jean de Limur (1936), avec Marie Bell, Arletty, Henri Rollan, Maurice Escande, Édith Piaf

Monique, jeune fille de la bourgeoisie parisienne, découvre que l’homme respectable qu’on veut lui faire épouser a une maîtresse. Elle décide alors non seulement de renoncer au mariage mais aussi de quitter sa famille et son milieu. En ce début des ‘années folles’, Monique va dès lors mener une vie de femme libre, découvrir le monde de la nuit, les fumeries d’opium… et les ‘garçonnes’.

Après une première adaptation cinématographique du roman culte de Victor Margueritte, La Garçonne par Armand du Plessy en 1923 (censurée et aujourd’hui introuvable), cette seconde version de Jean de Limur (1936) se montre bien plus audacieuse que celle, aujourd’hui plus connue, réalisée vingt ans plus tard par Jacqueline Audry. Précédé d’un parfum de scandale, le film de Jean de Limur rencontre un vif succès dés sa sortie. Mention spéciale à Arletty et Suzy Solidor dans son célèbre cabaret « La vie parisienne », ainsi qu’à la ‘Môme Piaf’, dont c’est la première apparition à l’écran.

La projection est  suivie d’un débat avec Anne Delabre, journaliste et programmatrice du ciné-club ‘Le 7e Genre’ et Didier Roth-Bettoni, historien du cinéma LGBTQI+ et commissaire de l’exposition ‘Champs d’amours – 100 ans de cinéma Arc-en-Ciel’ à l’Hôtel de Ville de Paris.

 

(suite…)