Wives

Un film de : Anja Breien

Avec : Anne-Marie Ottersen, Katja Metbøe, Frøidys Armand

Scénario : Anja Breien

Durée : 84 mn

Production : Norvège (1975)

Trois amies d’enfance se revoient lors d’une fête donnée en l’honneur de leur ancienne institutrice. Retrouvant leur spontanéité et leur bonne humeur, désireuses de prolonger ce bon moment partagé, ces femmes décident d’abandonner mari, enfants et travail pour passer la journée ensemble. L’occasion rêvée de prendre conscience de leur situation individuelle et de faire le point sur leur vie.

Réponse féminine, et féministe, à Husbands (1970) de John Cassavetes, Wives offre un portrait irrésistible et joyeux de ce groupe d’amies en questionnement, et celui en creux, plus cinglant, de leur entourage et de la société norvégienne. Wives a eu deux suites, en 1985 et 1996, avec le même trio d’actrices en femmes toujours libres, mais plus apaisées. Une trilogie unique dans l’histoire du cinéma.

Nos invité.e.s : Anne-Laure Brénéol et Lionel Ithurralde, fondateurs de Malavida Films, Ellen Jørgensen, chargée des affaires culturelles à l’Ambassade royale de Norvège en France (sous réserve)


A la recherche de Mister Goodbar

Réalisation : Richard Brooks
Scénario : Richard Brooks (d’après le roman de Judith Rossner)
Avec : Diane Keaton, Tuesday Weld, Richard Gere, William Atherton, Richard Kiley,
Tom Berenger.
Production : États-Unis (1977)
Durée : 136 mn

Theresa Dunn, célibataire d’apparence sage, travaille comme institutrice pour
enfants sourds le jour et s’aventure chaque nuit dans les quartiers chauds de New
York en quête d’expériences sexuelles avec des inconnus.

Dernier film important de Richard Brooks (Graine de violence, La Chatte sur un toit
brûlant, De Sang froid…), A la recherche de Mister Goodbar est une adaptation du
best-seller de Judith Rossner (1975), lui-même inspiré d’un fait-divers survenu deux
ans plus tôt. Naviguant entre les valeurs patriarcales et conservatrices de son
éducation et sa quête d’indépendance et de plaisir à tout prix, Theresa ne parvient
pas à trouver sa place. Est-elle réellement libre ? Cette fuite effrénée n’est-elle pas
illusoire ? Observant la libération sexuelle des années 70 sans l’idéaliser ni la
condamner, le film montre surtout la difficile condition féminine dans un contexte
social et culturel aliénant. Et dresse un portrait intime d’une jeune femme à la dérive,
avec Diane Keaton dans l’un de ses rôles les plus marquants, juste avant son Oscar
pour Annie Hall.

Notre invité : Gérald Duchaussoy, responsable de la section ‘Cannes Classics’
(section du festival de Cannes dédiée au cinéma de patrimoine) et co-directeur du
Marché international du film classique (MIFC) au festival Lumière (Lyon).