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Table-ronde avec Le 7e genre jeudi 15 mars 2018 dans le cadre de la ‘Semaine des Arts et des Médias’ de l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3

Table-ronde autour du thème Que faire du cinéma ‘bis’ et d’exploitation?

Invités : Christophe Cosyns (The Ectasy of Films), Anne Delabre (Le 7e genre), François Gaillard (réalisateur), Bruno Terrier (Metaluna store)

Animation et organisation : Mélanie Boissonneau, Bastien Champougny, Margot Dugué, Erwin Haye Quentin Mazel, Thomas Pillard.

 

 


Marathon Le 7e Genre Best Of

Samedi 29 mars 2018 au cinéma Le Brady

Pour cette reprise de films du ciné-club Le 7e genre, focus sur l’amour dans la tourmente de l’histoire…

13H40 ► UN AUTRE REGARD (1h47) de Károly Makk (Hongrie – 1982) avec Jadwiga Jankowska-Cieslak, Grażyna Szapołowska, Jozef Króner.
Entre Éva et Lívia, toutes deux journalistes, s’immiscent des désirs parfaitement légitimes bien que, dans la Hongrie de 1958, juridiquement illégaux.

 

 


15H45 ► LE BAISER DE LA FEMME ARAIGNÉE (2h) de Hector Babenco (Brésil/USA – 1985) Avec William Hurt, Raul Julia, Sonia Barga
Portrait implacable de la répression sexuelle, idéologique et physique sous le joug d’un régime totalitaire d’Amérique du sud au travers de la relation complexe entre deux prisonniers que tout oppose, pourtant réunis par leur même statut de déviants politiques.


 

18H00 ► NOUS ÉTIONS UN SEUL HOMME (1h31) de de Philippe Vallois (France – 1979) Avec Serge Avédikian, Piotr Stanislas, Catherine Albin
«à la fois une oeuvre secrète et une oeuvre culte. Secrète, car méconnue depuis trente-cinq ans. Et culte, car ceux qui l’ont vue vouent une admiration profonde pour ce très singulier objet qui est, à coup sûr, le grand film gay français des seventiesDidier Roth-Bettoni


Films muets en ciné-concert lundi 12 février 2018 à la Fondation des Etats-Unis

 

Le 7e genre, en partenariat avec la Fondation des Etats-Unis (FEU) de la Cité internationale universitaire de Paris (CIUP), vous invite à une séance gratuite spéciale films muets mettant en scène les questions de genres et de sexualités minoritaires.

Notre invité : Francis Bordat, professeur émérite de civilisation américaine à l’université de Paris-Ouest Nanterre, a publié de nombreux ouvrages sur le cinéma hollywoodien. Spécialiste du cinéma burlesque et de Charlie Chaplin, il est notamment l’auteur de Chaplin cinéaste (Editions du Cerf). Il est cofondateur et membre du CICLAHO (Groupe de recherche sur le cinéma classique hollywoodien).

Au programme, des films de 1895 à 1925 avec Stan Laurel, Charlie Chaplin, Ethelyn Gibson et même un cochon danseur ! Parce que depuis toujours, et certainement depuis la naissance du cinéma, les artistes de tout poil défient les genres. Stan en détective précieux n’hésite pas à s’habiller en femme pour résoudre des énigmes dans « Plus fort que Sherlock Holmes » (The Sleuth) tandis que Charlot retrouve son costume de femme sophistiquée dans « Mam’zelle Charlot » (A Woman), un costume que vous reconnaîtrez si vous avez vu « A Film Johnnie » à un précédent ciné-concert. Ethelyn Gibson s’habille en homme pour échapper à des soupirants plus qu’insistants, un sujet d’actualité s’il en est. Entre chaque film, une petite curiosité sonore de 1895, quand Thomas Edison rêvait d’allier son Kinetoscope à son Phonographe.

Les films muets sont accompagnés par les résidents musiciens de la FEU et leurs invités.

Plus d’informations : fr.feusa.org/cine-concert-2018/


OUBLIER CHEYENNE

Séance du 22 janvier 2018

 

Réalisation : Valérie Minetto

Scénario : Valérie Minetto et Cécile Vargaftig

Avec : Mila Dekker, Aurélia Petit, Malik Zidi, Laurence Côte

Durée : 1h30

Production : France (2005)

Cheyenne et Sonia s’aiment. L’une, journaliste précaire, décide de s’extraire de la société de consommation pour mener une vie solitaire à la campagne. L’autre, enseignante parisienne, n’a aucune envie de sacrifier sa vie professionnelle. La rupture est consommée et chacune tente de nouer de nouvelles relations amoureuses. Mais leurs tourments intimes ne leur laissent pas de répit… Premier film de Valérie Minetto, il évite tous les clichés du genre et nous propose une réflexion originale sur le couple et les tensions politiques et sociales qui peuvent le mettre en péril : « La difficulté pour Cheyenne et Sonia à vivre leur histoire d’amour n’est pas liée à l’homosexualité. C’est pourquoi tout le monde peut partager ce qui leur arrive, explique la réalisatrice. Par ailleurs, je suis heureuse de pouvoir montrer l’homosexualité comme quelque chose de simple, sans culpabilité ni revendication particulière ».

Nos invité-e-s : Valérie Minetto, réalisatrice, Cécile Vargaftig, scénariste, Malik Zidi, acteur, Aurélia Petit, Guilaine Londez, actrices.

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DR JEKYLL AND SISTER HYDE

Séance du 4 décembre 2017

 

Réalisation : Roy Ward Baker 

Scénario : Brian Clemens (d’après l’oeuvre de Robert Louis Stevenson)

avec : Ralph Bates, Martine Beswick, Gerald Sim

Durée : 1h37

Production : GB (1971)

Pour espérer atteindre l’immortalité, le Dr Jekyll décide de prendre des hormones féminines, persuadé qu’elles lui permettront de mieux se préserver contre les ravages du temps ! Et devient ainsi Sister Hyde…

Adapté de nombreuses fois à l’écran (Rouben Mamoulian, Victor Fleming, Jean Renoir..), le mythe de Dr Jekyll et Mister Hyde trouve ici une variante particulièrement transgressive : thématique transgenre, homosexualité refoulée, désirs multiples et érotisme pervers, etc. Le film de Roy Ward Baker, qui profite du relâchement de la censure en ce début des années 70, sera l’une des dernières réussites du studio britannique La Hammer. Le scénario brillant de Brian Clemens, aussi subtil qu’inventif, réussit le pari (osé) de proposer une véritable ‘guerre des sexes’ dans un seul corps…

http://www.editionsbdl.com/fr/books/dans-les-griffes-de-la-hammer/238/Notre invité : Nicolas Stanzick, journaliste, auteur du livre Dans les griffes de la Hammer (Le Bord de l’eau Editions)

 

 

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LE RAVIN – CORPS INFLAMMABLES

Séance du 9 octobre 2017

Soirée spéciale ‘court et moyen métrages’

Le Ravin

Réalisation : Catherine Klein

Scénario : Catherine Klein

Avec : Catherine Klein, Diego Porres, Daniel Delabesse, Aure Atika

Durée : 23mn

Production : France (1995)

« Le Ravin est un film sobre et sans concession dans lequel j’ai voulu montrer le parcours d’une jeune fille de 17 ans qui ce soir-là réussit à tenir tête à une mère abusive pour retrouver Sophie, une amie, dont elle se sent attirée. Mais la soirée ne se passera pas comme prévu… Et Florence se retrouvera seule devant un magnétophone, s’adressant à Sophie non pas pour lui faire une déclaration d’amour, mais pour y dénoncer la violence dont elle vient d’être victime avec des mots à la fois lucides et inattendus. » Catherine Klein


Corps Inflammables

Réalisation : Jacques Maillot

Scénario : Jacques Maillot

Avec : Olivier Py,  Aurélie Rusterholtz, Céline Carrère, Philippe Demarle, Brigitte Roüan, Jean-Michel Fête, Alain Beigel

Durée : 40mn

Production : France (1995)

Dans Corps inflammables, Bruno, Corinne, Luc et Juliette… Quatre amis qui vont laisser tomber les masques. Durant trois nuits, le désir amoureux passera de l’un à l’autre, semant le désordre et obligeant chacun à se voir tel qu’il est…
« Corps inflammables est un titre à double sens. C’est une expression à entendre au sens chimique. Les personnages ont des sentiments volatils et instables. Ils attendent que quelqu’un craque une allumette et que tout s’embrase… Mais ‘est également une référence au côté charnel, physique. Dans le film les corps sont montrés, ils se heurtent, ils se rapprochent, ils s’aiment… Ils vivent.«  Jacques Maillot

Nos invité-e-s : Catherine Klein, réalisatrice et Jacques Maillot, réalisateur.

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LE CIEL DE PARIS (précédé de ‘Daniel endormi’)

Séance du 8 octobre 2017

Soirée hommage au réalisateur Michel Béna 

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Daniel endormi (1988 – 11mn)

Réalisation et scénario : Michel Béna, avec David Colombo-Léotard, François Chaix

Le Ciel de Paris

Réalisation : Michel Béna

Scénario : Michel Béna, Cécile Vargaftig, Isabelle Coudrier-Kleist

Avec : Sandrine Bonnaire, Marc Fourastier, Paul Blain

Durée : 1h30

Production : France (1991)

« Michel Béna est mort en juillet 1991, du sida, à 41 ans. Le ciel de Paris est son unique long-métrage, qu’il a écrit et réalisé en étant déjà malade, alternant séjours à l’hôpital et sessions intensives de travail. Il lui importait de raconter cette histoire et de filmer ces jeunes gens, parmi lesquels Marc Fourastier, mort quelques années après lui, à 35 ans. Une histoire d’amour aux frontières floues, entre deux garçons et une fille, une histoire de désir qui ne sait comment se dire, comment s’assouvir, dans le Paris des années 80. Le film est simple, direct, entier, honnête, profond, intense, comme l’était Michel. C’était la première fois que je participais à l’écriture d’un long-métrage. J’avais 25 ans » (Cécile Vargaftig)

Nos invité-e-s : Cécile Vargaftig, co-scénariste du film et Paul Blain, acteur.

 

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DRÔLE DE FÉLIX

Séance du 29 juin 2017

En partenariat avec la mairie du 10e arrondissement de Paris, dans le cadre de la Journée mondiale des réfugiés et de la Marche des Fiertés LGBT

 

Réalisation : Olivier Ducastel et Jacques Martineau

Scénario : Olivier Ducastel et Jacques Martineau

Avec : Sami Bouajila, Pierre-Loup Rajot, Ariane Ascaride, Patachou

Durée : 1h37

Production : France (2000)

Félix vit à Dieppe. Un concours de circonstances lui permet de réaliser un projet ancien : aller à Marseille rencontrer son père qu’il ne connaît pas. Mais Félix est un peu romanesque : aux chemins de fer, il préfère les chemins de traverse et les voitures d’emprunt. Très vite, le charme du printemps naissant, les paysages et les rencontres ralentissent sa progression. Parti pour faire la connaissance de son père réel, c’est en fait une famille idéale que Félix se construit tout au long de son trajet : un petit frère, une grand-mère, un cousin, une sœur …

Nos invités : Olivier Ducastel et Jacques Martineau, réalisateurs.

 

Pour aller plus loin: Le scénario du film


ZERO PATIENCE

Séance du 19 juin 2017

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Réalisation : John Greyson

Scénario : John Greyson

Avec : Normand Fauteux, Djanne Heatherington, Richardo Keens-Douglas

Durée : 1h35

Production : Canada (1993)

Une comédie musicale sur le sida, en plein pic de l’épidémie ? Quelle drôle d’idée ! Et pourtant, c’est bien ce qu’est Zero Patience, film unique en son genre, dont la fantaisie queer ne masque pas un instant la gravité ou l’engagement. Réalisé au Canada en 1993, sorti discrètement en France début 1995, le film de John Greyson est un des jalons essentiels de l’histoire des représentations du sida au cinéma. L’histoire, un peu folle, tourne autour du fameux ‘patient zéro’, si longtemps accusé d’avoir été le propagateur du virus… Hanté de fantômes, bourré de références aux problématiques liées au VIH, parcouru d’un souffle militant citant Act-Up, porté par des mélodies pop et new wave et des morceaux d’anthologie (le duo des anus…), Zero Patience est un OVNI aussi singulier que passionnant et brillant.

Nos invités : John Greyson, réalisateur, Thomas Waugh, professeur en études cinématographiques à l’Université de Concordia (Montréal) et Didier Roth-Bettoni, auteur de plusieurs ouvrages consacrés aux représentations cinématographiques de l’homosexualité (il  consacre son dernier livre aux Années-sida à l’écran, ErosOnyx, avec le DVD du film).

Séance en partenariat avec médiaqueer.ca

Merci tout particulièrement à Jordan Arseneault et à Antoine Damiens qui ont permis d’organiser cette soirée franco-canadienne !

Affiche du film © Strand Releasing

VIVRE ME TUE

Séance du 22 mai 2017 

Séance en partenariat avec ‘Paris 2018′ 10e édition des Gay Games,

Réalisation : Jean-Pierre Sinapi

Scénario : Jean-Pierre Sinapi et Daniel Tonachella (d’après le roman de Jack-Alain Léger)

Avec : Sami Bouajila, Jalil Lespert, Sylvie Testut

Durée : 1h26 

Production : France (2002)

Paul, 27 ans, vit à Paris avec ses parents et son frère Daniel. Malgré ses diplômes, il travaille comme livreur de pizza. De son côté, Daniel en échec scolaire, est obsédé par la musculation et commence à se doper. « Dans Vivre me tue* c’est la différence vécue comme un déchirement qu’a abordée Jean-Pierre Sinapi à travers le parcours bouleversant de deux frères. Daniel et Paul, issus de l’immigration marocaine, vivent leur double culture comme un fardeau. Ils pensent impossible de s’intégrer sans se déformer, intellectuellement pour l’un, physiquement pour l’autre. A leurs yeux, il n’est pas de salut hors de la norme. Et pourtant, c’est précisément sa singularité qui va porter Paul vers l’amour et l’écriture » (Fabienne Servan-Schreiber, productrice).

* adapté du livre éponyme de Paul Smaïl (alias Jack-Alain Léger / Balland, 1997)

 

Nos invités : Jean-Pierre Sinapi, réalisateur, Daniel Tonachella, scénariste  Jalil Lespert, acteur. 

Publié en 1997 sous le pseudonyme de Paul Smaïl chez Balland , le roman Vivre me tue, de Jack-Alain Léger est à l’origine du film.

Photo souvenir de la séance avec nos invités.