En attendant la réouverture des salles….

Cette semaine, nous vous proposons de nous replonger cinq ans en arrière (déja!) pour la séance du 24 juin 2014 consacrée à Les Lèvres rouges ( Daughters of darkness) de Harry Kümel en présence de notre invitée Marjolaine Boutet.

Titre original : Daughters of darkness

Réalisation: Harry Kümel

Scénario: Pierre Drouot, Jean Ferry, Harry Kümel avec Jo Amiel

Avec : John Karlen, Danièle Ouimet, Delphine Seyrig

Durée: 1h38

Production: France-Belgique- Allemagne (1971)

Un couple de jeunes mariés, Stefan et Valérie, rentrent en Angleterre en wagon-lit. Leur train se trouvant bloqué, ils se retrouvent dans un hôtel à Ostende. Le lieu est désert, jusqu’au moment où surgit l’inquiétante comtesse Balthory, accompagnée de sa suivante, Ilona. Elles ne tardent pas à envoûter Stefan, fasciné par des meurtres mystérieux dans la région, puis Valérie, intriguée par la mystérieuse relation entre les deux femmes… Le film s’inspire du personnage historique d’Elisabeth Báthory et des légendes qui en font un vampire, en la transposant dans la Belgique des années 1970. Au carrefour du cinéma de genre et du film d’art – spécialité du réalisateur Harry Kumel, avec le documentaire et le court expérimental – Les Lèvres rouges est une œuvre totalement inclassable qui baigne dans une ambiance étrange et sulfureuse, mêlant poésie et érotisme soft.

Notre invitée: Marjolaine Boutet, maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Picardie Jules-Verne et auteure de Vampires, au-delà du Mythe (Ellipses- collection ‘Culture Pop’).

Les Lèvres rouges, Harry Kumel, 1971 © Malavida

Pour aller plus loin:

article d’Estelle Bayon sur le film

Sur la thématique des vampires lesbiens

‘THE WATERMELON WOMAN’

Prochainement

Dans le cadre de notre partenariat avec le Festival Chéries-Chéries

États-Unis. 1996. 90′. Fiction. VOSTF.
Réalisation et scénario : Cheryl Dunye.
Avec : Cheryl Dunye, Guenevere Turner, Valarie Walker, Sarah Schulman.

SYNOPSIS

Cheryl décide d’être réalisatrice et tient à ce que son premier film porte sur les femmes noires car leurs histoires ne sont jamais racontées. Elle commence à enquêter sur une actrice des années 30 jouant des rôles stéréotypés qui n’est jamais créditée au générique que comme The Watermelon Woman. Simultanément, elle travaille dans un vidéoclub avec son amie Tamara, elle aussi lesbienne. Lorsqu’une jeune femme blanche, Diana, prend un abonnement au magasin, une relation amoureuse commence.Œuvre emblématique du New Queer Cinema, The Watermelon Woman émerge comme l’œuvre qui cristallise l’effervescence d’une communauté de cinéastes noires et lesbiennes de la côte est. Mais c’est aussi l’apogée du « style Cheryl Dunye » qui se reconnaît à ses thèmes récurrents : questionnement du désir entre noires et blanches dans les couples lesbiens, tensions identitaires au sein de groupes noirs, et une forme bien spécifique de mise en scène d’elle-même. Sa façon de s’adresser à la caméra et de rejouer la réalisation du film produit un aller-retour enivrant entre fiction et documentaire. Ce va et vient prend une ampleur particulière lors de cette campagne contre l’invisibilité des lesbiennes noires dans l’histoire des images.

La projection du samedi 9 janvier sera suivie d’un débat en présence d’Anne Delabre, journaliste, autrice et programmatrice du ciné-club Le 7e genre, et Anne Crémieux, Maîtresse de conférences.

Pour aller plus loin

LOLA + BILIDIKID

Prochainement

Dans le cadre de notre partenariat avec le Festival Chéries-Chéris.

Allemagne. 1999. 91’. Fiction. VOSTF.
Réalisation, scénario : Kutluğ Ataman.
Avec : GandiMukli, Baki Davrak, Erdal Yildiz, Inge Keller.

SYNOPSIS

Murat, 17 ans vit à Berlin. Pas facile de se découvrir gay dans une famille d’origine turque qui considère l’homosexualité comme la pire des abominations. Il vit avec sa mère et Osman, son frère aîné, devenu chef de famille après la mort de son père. Mais Murat apprend un jour qu’Osman a chassé un troisième frère, gay lui-aussi. L’adolescent décide alors de partir à la recherche de celui qui se fait appeler Lola, vedette d’un spectacle travesti, et se plonge dans l’underground berlinois. Un univers hors norme où il se sent bien et qui lui permet de partir en quête de son identité sexuelle et culturelle.Véritable antidote aux préjugés raciaux et sexuels, le film de Kutluğ Atamana a remporté de nombreuses récompenses, notamment le prix spécial du jury au Festival de Berlin en 1999. À travers l’itinéraire du jeune Murat découvrant peu à peu son homosexualité, cette oeuvre rafraichissante explore la communauté turque de Berlin et ses maux : prostitution, violence urbaine et familiale… Outre l’irrésistible Murat, on s’attache aux divers personnages : Lola le travelo, Bili (son copain très macho, en référence à Billy the Kid) et Osman, le frère aîné de Lola et Murat.

La projection sera suivie d’un débat avec Anne Delabre, journaliste, autrice et programmatrice du ciné-club Le 7e genre.

Pour aller plus loin.

JULIA

Prochainement

affiche-julia

Réalisation : Fred Zinnemann

Scénario : Alvie Sergent (d’après l’œuvre de Lillian Hellman)

Avec : Jane Fonda, Vanesse Redgrave, Meryl Streep, Jason Robards

Durée : 2h07

Production : EU (1977)

Basé sur les Mémoires de la dramaturge américaine Lillian Hellman, Julia retrace sa relation avec son amie d’enfance, des années 1910 aux années 1940. Partie étudier la médecine en Europe, Julia intègre un mouvement clandestin antinazi. Pendant ce temps, aux États-Unis, Lilly, compagne de l’écrivain Dashiell Hammett, écrit sa première pièce de théâtre, The Childen’s Hour (La Rumeur). Julia disparaît mystérieusement en 1934. Malgré les dangers de l’Europe en guerre, Lili y effectue plusieurs voyages pour retrouver son amie. « L’axe principal du récit demeure la profonde amitié qui unit Lillian et Julia. Une amitié ambiguë que l’on qualifierait même d’amour véritable tant par les regards, les échanges tactiles et les quelques paroles prononcées, notamment lorsque Lillian déclare son amour pour Julia, fait plus explicite dans le livre. » (Séquences, La Revue de Cinéma, n° 221, sept-oct 2002),

Notre invité : Gérald Duchaussoy, responsable de la section ‘Cannes Classics’ au Festival de Cannes, chargé de programmation au ‘Marché International du Film Classique’ (MIFC) du Festival Lumière.

(suite…)

PIEGE POUR CENDRILLON

Reporté

Séance organisée par Revus et Corrigés, en partenariat avec le 7eme Genre.

Un film d’André Cayatte (1965)
Avec Dany Carrel et Madeleine Robinson

SYNOPSIS

Victime d’un incendie, une jeune fille se réveille amnésique dans une clinique. Elle doit réapprendre petit à petit les mots, les idées, la vie. On lui dit qu’elle s’appelle Michèle, l’héritière d’une riche industrielle et que sa cousine Dominique a péri dans l’incendie. Jeanne, sa gouvernante, vient la chercher à la clinique. Bientôt Michèle va découvrir qui elle était vraiment…

La projection sera précédée d’une présentation avec Anne Delabre, fondatrice du 7e genre et Eugénie Filho, directrice de Revus & Corrigés.

NIGHTHAWKS (prochainement)

affiche-nighthawks

Réalisation : Ron Peck

Scénario : Ron Peck, Paul Hallam

Avec : Ken Robertson, Tony Westrope, Clive Peters, Rachel Nicholas James

Durée : 1h53

Production : GB (1978)

Dans le Londres de la fin des années 70, Ron Peck défie le silence imposé à l’homosexualité à travers le portrait réaliste de Jim, un professeur de géographie dans un lycée dont les fréquentes rencontres d’« oiseaux de nuit » n’assouvissent pas le désir amoureux. Loin des clichés, ce film inédit en France – qui mêle acteurs et non-professionnels –  est le premier à capturer l’ambiance des bars et discothèques gays avant l’ère Thatcher, alors que le sida n’est pas encore une menace et que la liberté va croissante. Découvert par ses élèves, Jim revendiquera son homosexualité au grand jour. Passé trop inaperçu à l’époque, Nighthawks évoque l’homosexualité comme une évidence face à l’homophobie, omniprésente, cause et non conséquence de la marginalisation.