Oublier Cheyenne

Réalisation: Valérie Minetto

Scénario: Valérie Minetto et Cécile Vargaftig


Avec : Mila Dekker , Aurélia Petit , Malik Zidi , Laurence Cote , Guislaine Londez et Eléonore Michelin

Durée: 1h30 – Poduction: France, 2005.

Cheyenne, jeune journaliste en fin de droits, décide de quitter Paris pour mener une vie marginale à la campagne. Elle laisse derrière elle la femme qu’elle aime, Sonia, prof de physique-chimie dans un lycée parisien, qui fait tout ce qu’elle peut pour l’oublier… Mais ça n’est pas si facile.
Comment concilier ce qu’on veut et ce qu’on peut ? Ce qu’on pense et ce qu’on fait ? Celle qu’on aime et ce qu’on refuse ? Oublier Cheyenne est une fable contemporaine sur la nouvelle précarité, le besoin de changer les choses, et la puissance de l’amour…

La projection sera suivie d’un échange avec la réalisatrice Valérie Minetto et la scénariste Cécile Vargaftig. Nous évoquerons également l’évolution des représentations de l’homosexualité féminine dans le cinéma français.


Les stances à Sophie

Un film de : Moshe Mizrahi
Avec : Bernadette Lafont, Bulle Ogier, Michel Duchaussoy, Virginie Thévenet
Scénario : Moshe Mizrahi et Christiane Rochefort, d’après son roman Les Stances à
Sophie (Grasset – 1963)
Durée : 88 mn
Production : France/Canada (1971)

Céline, jeune femme libérée, fait la connaissance de Philippe Aignan, un riche homme d’affaires et, contre toute attente, s’en éprend et accepte de devenir sa femme alors qu’elle n’a collectionné jusque-là que des aventures. La vie bourgeoise et les mondanités l’ennuient très vite et elle se lie avec Julia, épouse de l’une des relations de son mari. Deuxième film du réalisateur Moshé Mizrahi, adapté du roman de Christiane Rochefort, Les Stances à Sophie dézingue avec humour le couple bourgeois et fait souffler un vent de féminisme post-68 avec le couple Bernadette Lafont et Bulle Ogier plus complices que jamais.

Notre invitée: Orit Mizrahi, comédienne et metteuse en scène, fille de Moshé Mizrahi.

The Celluloid Closet

A l’invitation du ciné-club Mes Films de Chevetassociation Plan-Séquence.

Documentaire de Rob Epstein et Jeffrey Friedman (USA, 1995, 1h44, vostf)
avec Tom Hanks, Susan Sarandon, Whoopi Goldberg, Tony Curtis, Shirley Mac Laine

D’anecdotes croustillantes en révélations inédites, un passionnant documentaire qui décrit comment Hollywood montrait et ne montrait pas l’homosexualité dans ses films, prouvant ainsi que la censure, aussi puissante soit-elle, ne peut rien contre l’imagination et le talent.

Séance animée par Grégory Marouzé, rédacteur cinéma et Anne Delabre du Ciné-club Le 7e genre.

Pour aller plus loin (article de Céline Dubois sur le documentaire pour le 7e genre).


L’amour nu

A l’invitation du ciné-club Du côté de la vie, le ciné-club de l’Institut Curie. 

Un film de Yannick Bellon
Avec Marlène Jobert, Jean-Michel Folon, Zoriza Lozic, Georges Rouquier, Jean-Claude Carrière
1h40 – 1981 – France – Tamasa distribution.

Claire est interprète pour l’UNESCO. Alors qu’avec Olga, elle traduit une conférence sur la préservation des océans, elle fait la connaissance de Simon, qui témoigne à ce colloque de l’effet néfaste des polluants sur les phytoplanctons. Il séduit Claire par sa douceur et sa fantaisie. Il lui présente sa fille Sandrine puis un vieil ami, Jean, un artiste forgeron. Les amoureux se séparent après les fêtes car Claire doit partir à Dubrovnik, et Simon au bout du monde en mission scientifique.

Séance suivie d’une rencontre: Dr Éric Mèle, psychiatre à l’Institut Curie, Anne Delabre, programmatrice du 7e Genre et de Retour à l’Écran, Éric Le Roy, historien du cinéma et ayant-droit de Yannick Bellon.




Wives

Un film de : Anja Breien

Avec : Anne-Marie Ottersen, Katja Metbøe, Frøidys Armand

Scénario : Anja Breien

Durée : 84 mn

Production : Norvège (1975)

Trois amies d’enfance se revoient lors d’une fête donnée en l’honneur de leur ancienne institutrice. Retrouvant leur spontanéité et leur bonne humeur, désireuses de prolonger ce bon moment partagé, ces femmes décident d’abandonner mari, enfants et travail pour passer la journée ensemble. L’occasion rêvée de prendre conscience de leur situation individuelle et de faire le point sur leur vie.

Réponse féminine, et féministe, à Husbands (1970) de John Cassavetes, Wives offre un portrait irrésistible et joyeux de ce groupe d’amies en questionnement, et celui en creux, plus cinglant, de leur entourage et de la société norvégienne. Wives a eu deux suites, en 1985 et 1996, avec le même trio d’actrices en femmes toujours libres, mais plus apaisées. Une trilogie unique dans l’histoire du cinéma.

Nos invité.e.s : Anne-Laure Brénéol et Lionel Ithurralde, fondateurs de Malavida Films.


A la recherche de Mister Goodbar

Réalisation : Richard Brooks
Scénario : Richard Brooks (d’après le roman de Judith Rossner)
Avec : Diane Keaton, Tuesday Weld, Richard Gere, William Atherton, Richard Kiley,
Tom Berenger.
Production : États-Unis (1977)
Durée : 136 mn

Theresa Dunn, célibataire d’apparence sage, travaille comme institutrice pour
enfants sourds le jour et s’aventure chaque nuit dans les quartiers chauds de New
York en quête d’expériences sexuelles avec des inconnus.

Dernier film important de Richard Brooks (Graine de violence, La Chatte sur un toit
brûlant, De Sang froid…), A la recherche de Mister Goodbar est une adaptation du
best-seller de Judith Rossner (1975), lui-même inspiré d’un fait-divers survenu deux
ans plus tôt. Naviguant entre les valeurs patriarcales et conservatrices de son
éducation et sa quête d’indépendance et de plaisir à tout prix, Theresa ne parvient
pas à trouver sa place. Est-elle réellement libre ? Cette fuite effrénée n’est-elle pas
illusoire ? Observant la libération sexuelle des années 70 sans l’idéaliser ni la
condamner, le film montre surtout la difficile condition féminine dans un contexte
social et culturel aliénant. Et dresse un portrait intime d’une jeune femme à la dérive,
avec Diane Keaton dans l’un de ses rôles les plus marquants, juste avant son Oscar
pour Annie Hall.

Notre invité : Gérald Duchaussoy, responsable de la section ‘Cannes Classics’
(section du festival de Cannes dédiée au cinéma de patrimoine) et co-directeur du
Marché international du film classique (MIFC) au festival Lumière (Lyon).


The Danish Girl

Réalisation : Tom Hooper – 2015- 120 min.
Scénario : Lucinda Coxon d’après le livre Danish Girl de David Ebershoff

Direction artistique : Grant Armstrong
Décors : Eve Stewart
Costumes : Paco Delgado
Photographie : Danny Cohen
Montage : Melanie Oliver
Musique : Alexandre Desplat
Production : Tim Bevan et Eric Fellner, Anne Harrison, Tom Hooper, Gail Mutrux et Linda Reisman
Sociétés de distribution : Focus Features

Casting: Eddie Redmayne, Alicia Vikander, Matthias Schoenaerts, Ben Whishaw, Amber Heard…

Au milieu des années 1920 à Copenhague au Danemark, l’histoire d’amour et le destin remarquable de l’artiste danoise Lili Elbe, née Einar Wegener, peintre paysagiste estimée devenue la première femme transgenre de l’histoire à avoir obtenu des opérations de réassignation sexuelle, et de sa femme Gerda Wegener, portraitiste mondaine. Leur mariage pourtant fort et sincère est mis à mal, et leur développement, à la fois personnel et professionnel, est menacé tandis qu’elles s’embarquent sur les territoires encore inconnus de la transidentité tout en faisant face à la désapprobation de la société.

Séance suivie d’un débat avec Anne Delabre, programmatrice des ciné-clubs ‘Le 7e genre’ et Retour à l’Écran.


Cabaret Berlin, la scène sauvage.

Dans le cadre de la 31e édition du festival Chéries-Chéris.

Réalisation: Fabienne Rousso-Lenoir
Scénario: Fabienne Rousso-Lenoir
Montage: Philippe Baillon
Production: Bel Air Media
France, 2010, 70′, Documentaire, VOSTF

Intégralement composé de nombreuses et rares archives cinématographiques – grands classiques du cinéma allemand, mais aussi fictions tirées de l’oubli, films institutionnels, publicitaires, ou documentaires de l’époque – restaurées et passées en haute définition, Cabaret Berlin, la scène sauvage explore les petites scènes artistiques et politiques berlinoises des années 1919 à 1933, qui ont marqué de façon indélébile l’histoire du spectacle et dont l’influence se fait toujours sentir. Les cabarets berlinois reflètent en un miroir grossissant la courte et convulsive histoire de la République de Weimar, accompagnant ses métamorphoses, de l’inflation à la stabilisation, de la crise de 29 à la montée du nazisme.

Prenant pour objet critique la foisonnante réalité politique et sociale de l’époque, le film se déroule lui-même comme un spectacle de cabaret, mené en voix-off par l’acteur et chanteur allemand Ulrich Tukur et là dans le rôle de conférencier. Divertissement, ce documentaire atypique est aussi un essai critique sur la naissance et la mise en place de la modernité, dont Berlin fut incontestablement le centre européen.

Projection suivie d’une rencontre avec la réalisatrice Fabienne Rousso-Lenoir et Anne Delabre, programmatrice du ciné-club Le 7e genre.


When night is falling

Dans le cadre de la 31e édition du festival Chéries-Cheris.

Réalisation: Patricia Rozema
Avec Pascale Bussières, Rachael Crawford, Don McKellar, Henry Czerny
Scénario: Patricia Rozema
Image: Douglas Koch
Montage: Susan Shipton
Musique: Lesley Barber
Production: Alliance Communications Corporation, Crucial Pictures, The Ontario Film Development Corporation, Téléfilm Canada
Canada, 1995, 94′, Fiction, VOSTF

Camille est enseignante en mythologie dans un collège religieux. Elle aime Martin, théologien dans la même institution mais ne se sent pas prête pour une union qu’on leur demande de légaliser au plus vite. Sa rencontre avec Petra, irrésistible jeune femme, acrobate dans un cirque ambulant, lui fait découvrir un monde chaotique et vibrant, peuplé de créatures étranges. Dans cet univers merveilleux et imprévisible où elle oublie prudence et raison, elle bascule dans une nouvelle façon d’aimer…

Réalisé en 1995, When night isfalling a acquis au fil des années le statut de film lesbien culte. Patricia Rozema tisse une histoire d’amour poétique et sensuelle, du frisson enivrant de la première attirance entre Camille et Petra à l’érotisme onirique de leur romance, accompagné de moments centrés sur le voyage personnel de Camille vers la découverte de soi. Jouant subtilement des silences et des non-dits, mais aussi de la fascination exercée par l’univers du cirque, la cinéaste canadienne crée une atmosphère à la fois féérique et ouatée. Captivant, tendre, émouvant, souvent drôle, ce conte lyrique s’appuie sur une mise en scène stylisée, une photographie de toute beauté et deux actrices à la parfaite alchimie : Rachel Crawford et Pascale Bussière.

Projection suivie d’une rencontre avec Anne Crémieux, professeur de civilisation américaine et Anne Delabre, programmatrice du ciné-club Le 7e genre.

Interview de Patricia Rozema, scénariste et réalisatrice du film, par Anne Crémieux.