Lundi 8 juin 2026 à 20h30 au cinéma Le Brady (pour réserver)
Un film de : Moshe Mizrahi Avec : Bernadette Lafont, Bulle Ogier, Michel Duchaussoy, Virginie Thévenet Scénario : Moshe Mizrahi et Christiane Rochefort, d’après son roman Les Stances à Sophie (Grasset – 1963) Durée : 88 mn Production : France/Canada (1971)
Céline, jeune femme libérée, fait la connaissance de Philippe Aignan, un riche homme d’affaires et, contre toute attente, s’en éprend et accepte de devenir sa femme alors qu’elle n’a collectionné jusque-là que des aventures. La vie bourgeoise et les mondanités l’ennuient très vite et elle se lie avec Julia, épouse de l’une des relations de son mari. Deuxième film du réalisateur Moshé Mizrahi, adapté du roman de Christiane Rochefort, Les Stances à Sophie dézingue avec humour le couple bourgeois et fait souffler un vent de féminisme post-68 avec le couple Bernadette Lafont et Bulle Ogier plus complices que jamais.
Notre invitée: Orit Mizrahi, comédienne et metteuse en scène, fille de Moshé Mizrahi.
Documentaire de Rob Epstein et Jeffrey Friedman (USA, 1995, 1h44, vostf) avec Tom Hanks, Susan Sarandon, Whoopi Goldberg, Tony Curtis, Shirley Mac Laine
D’anecdotes croustillantes en révélations inédites, un passionnant documentaire qui décrit comment Hollywood montrait et ne montrait pas l’homosexualité dans ses films, prouvant ainsi que la censure, aussi puissante soit-elle, ne peut rien contre l’imagination et le talent.
Séance animée par Grégory Marouzé, rédacteur cinéma et Anne Delabre du Ciné-club Le 7e genre.
A l’invitation du ciné-club Du côté de la vie, le ciné-club de l’Institut Curie.
Un film de Yannick Bellon Avec Marlène Jobert, Jean-Michel Folon, Zoriza Lozic, Georges Rouquier, Jean-Claude Carrière 1h40 – 1981 – France – Tamasa distribution.
Claire est interprète pour l’UNESCO. Alors qu’avec Olga, elle traduit une conférence sur la préservation des océans, elle fait la connaissance de Simon, qui témoigne à ce colloque de l’effet néfaste des polluants sur les phytoplanctons. Il séduit Claire par sa douceur et sa fantaisie. Il lui présente sa fille Sandrine puis un vieil ami, Jean, un artiste forgeron. Les amoureux se séparent après les fêtes car Claire doit partir à Dubrovnik, et Simon au bout du monde en mission scientifique.
Séance suivie d’une rencontre: Dr Éric Mèle, psychiatre à l’Institut Curie, Anne Delabre, programmatrice du 7e Genre et de Retour à l’Écran, Éric Le Roy, historien du cinéma et ayant-droit de Yannick Bellon.
Avec : Anne-Marie Ottersen, Katja Metbøe, Frøidys Armand
Scénario : Anja Breien
Durée : 84 mn
Production : Norvège (1975)
Trois amies d’enfance se revoient lors d’une fête donnée en l’honneur de leur ancienne institutrice. Retrouvant leur spontanéité et leur bonne humeur, désireuses de prolonger ce bon moment partagé, ces femmes décident d’abandonner mari, enfants et travail pour passer la journée ensemble. L’occasion rêvée de prendre conscience de leur situation individuelle et de faire le point sur leur vie.
Réponse féminine, et féministe, à Husbands (1970) de John Cassavetes, Wives offre un portrait irrésistible et joyeux de ce groupe d’amies en questionnement, et celui en creux, plus cinglant, de leur entourage et de la société norvégienne. Wives a eu deux suites, en 1985 et 1996, avec le même trio d’actrices en femmes toujours libres, mais plus apaisées. Une trilogie unique dans l’histoire du cinéma.
Nos invité.e.s : Anne-Laure Brénéol et Lionel Ithurralde, fondateurs de Malavida Films.
Réalisation : Richard Brooks Scénario : Richard Brooks (d’après le roman de Judith Rossner) Avec : Diane Keaton, Tuesday Weld, Richard Gere, William Atherton, Richard Kiley, Tom Berenger. Production : États-Unis (1977) Durée : 136 mn
Theresa Dunn, célibataire d’apparence sage, travaille comme institutrice pour enfants sourds le jour et s’aventure chaque nuit dans les quartiers chauds de New York en quête d’expériences sexuelles avec des inconnus.
Dernier film important de Richard Brooks (Graine de violence, La Chatte sur un toit brûlant, De Sang froid…), A la recherche de Mister Goodbar est une adaptation du best-seller de Judith Rossner (1975), lui-même inspiré d’un fait-divers survenu deux ans plus tôt. Naviguant entre les valeurs patriarcales et conservatrices de son éducation et sa quête d’indépendance et de plaisir à tout prix, Theresa ne parvient pas à trouver sa place. Est-elle réellement libre ? Cette fuite effrénée n’est-elle pas illusoire ? Observant la libération sexuelle des années 70 sans l’idéaliser ni la condamner, le film montre surtout la difficile condition féminine dans un contexte social et culturel aliénant. Et dresse un portrait intime d’une jeune femme à la dérive, avec Diane Keaton dans l’un de ses rôles les plus marquants, juste avant son Oscar pour Annie Hall.
Notre invité : Gérald Duchaussoy, responsable de la section ‘Cannes Classics’ (section du festival de Cannes dédiée au cinéma de patrimoine) et co-directeur du Marché international du film classique (MIFC) au festival Lumière (Lyon).
Réalisation : Tom Hooper – 2015- 120 min. Scénario : Lucinda Coxon d’après le livre Danish Girl de David Ebershoff Direction artistique : Grant Armstrong Décors : Eve Stewart Costumes : Paco Delgado Photographie : Danny Cohen Montage : Melanie Oliver Musique : Alexandre Desplat Production : Tim Bevan et Eric Fellner, Anne Harrison, Tom Hooper, Gail Mutrux et Linda Reisman Sociétés de distribution : Focus Features
Casting: Eddie Redmayne, Alicia Vikander, Matthias Schoenaerts, Ben Whishaw, Amber Heard…
Au milieu des années 1920 à Copenhague au Danemark, l’histoire d’amour et le destin remarquable de l’artiste danoise Lili Elbe, née Einar Wegener, peintre paysagiste estimée devenue la première femme transgenre de l’histoire à avoir obtenu des opérations de réassignation sexuelle, et de sa femme Gerda Wegener, portraitiste mondaine. Leur mariage pourtant fort et sincère est mis à mal, et leur développement, à la fois personnel et professionnel, est menacé tandis qu’elles s’embarquent sur les territoires encore inconnus de la transidentité tout en faisant face à la désapprobation de la société.
Séance suivie d’un débat avec Anne Delabre, programmatrice des ciné-clubs ‘Le 7e genre’ et Retour à l’Écran.
Réalisation: Fabienne Rousso-Lenoir Scénario: Fabienne Rousso-Lenoir Montage: Philippe Baillon Production: Bel Air Media France, 2010, 70′, Documentaire, VOSTF
Intégralement composé de nombreuses et rares archives cinématographiques – grands classiques du cinéma allemand, mais aussi fictions tirées de l’oubli, films institutionnels, publicitaires, ou documentaires de l’époque – restaurées et passées en haute définition, Cabaret Berlin, la scène sauvage explore les petites scènes artistiques et politiques berlinoises des années 1919 à 1933, qui ont marqué de façon indélébile l’histoire du spectacle et dont l’influence se fait toujours sentir. Les cabarets berlinois reflètent en un miroir grossissant la courte et convulsive histoire de la République de Weimar, accompagnant ses métamorphoses, de l’inflation à la stabilisation, de la crise de 29 à la montée du nazisme.
Prenant pour objet critique la foisonnante réalité politique et sociale de l’époque, le film se déroule lui-même comme un spectacle de cabaret, mené en voix-off par l’acteur et chanteur allemand Ulrich Tukur et là dans le rôle de conférencier. Divertissement, ce documentaire atypique est aussi un essai critique sur la naissance et la mise en place de la modernité, dont Berlin fut incontestablement le centre européen.
Réalisation: Patricia Rozema Avec Pascale Bussières, Rachael Crawford, Don McKellar, Henry Czerny Scénario: Patricia Rozema Image: Douglas Koch Montage: Susan Shipton Musique: Lesley Barber Production: Alliance Communications Corporation, Crucial Pictures, The Ontario Film Development Corporation, Téléfilm Canada Canada, 1995, 94′, Fiction, VOSTF
Camille est enseignante en mythologie dans un collège religieux. Elle aime Martin, théologien dans la même institution mais ne se sent pas prête pour une union qu’on leur demande de légaliser au plus vite. Sa rencontre avec Petra, irrésistible jeune femme, acrobate dans un cirque ambulant, lui fait découvrir un monde chaotique et vibrant, peuplé de créatures étranges. Dans cet univers merveilleux et imprévisible où elle oublie prudence et raison, elle bascule dans une nouvelle façon d’aimer…
Réalisé en 1995, When night isfalling a acquis au fil des années le statut de film lesbien culte. Patricia Rozema tisse une histoire d’amour poétique et sensuelle, du frisson enivrant de la première attirance entre Camille et Petra à l’érotisme onirique de leur romance, accompagné de moments centrés sur le voyage personnel de Camille vers la découverte de soi. Jouant subtilement des silences et des non-dits, mais aussi de la fascination exercée par l’univers du cirque, la cinéaste canadienne crée une atmosphère à la fois féérique et ouatée. Captivant, tendre, émouvant, souvent drôle, ce conte lyrique s’appuie sur une mise en scène stylisée, une photographie de toute beauté et deux actrices à la parfaite alchimie : Rachel Crawford et Pascale Bussière.
Projection suivie d’une rencontre avec Anne Crémieux, professeur de civilisation américaine et Anne Delabre, programmatrice du ciné-club Le 7e genre.
Interview de Patricia Rozema, scénariste et réalisatrice du film, par Anne Crémieux.
Avec Daniel Fernando, Jaclyn Jose, Allan Paule, Jonard Abanco
Scénario: Amado Lacuesta, Ricardo Lee
Image: Joe Totanes
Montage: Ruben Natividad
Musique: Mon del Rosario
Production: Award Films, Special People Productions
Distribution: Carlotta Films
Philippines, 1988, 136′, Fiction, VOSTF
Après le départ de son amant américain, Paul, adolescent séduisant, quitte sa province natale pour rejoindre Manille afin de pourvoir aux besoins de sa famille. Noel, call-boy populaire, le prend bientôt sous son aile et lui fait pénétrer l’univers du strip-tease masculin, entre prostitution, drogue et corruption policière.
Réalisé en 1988 par Lino Brocka, d’après un scénario et une histoire d’Amado Lacuesta et Ricky Lee, Macho Dancer offre une description à la fois crue, drôle et authentique de l’homosexualité, des drag queens, du strip-tease masculin, de la prostitution et de l’industrie du porno aux Philippines. En prenant de front la sexualité et son économie dans le pays, Lino Brocka livre aussi une critique virulente de l’hypocrisie d’un système qui survécut tant au régime martial de Marcos qu’à la transition démocratique incarnée par Cory Aquino. Présenté à Chéries-Chéris en avant-première de la sortie prévue 2026 par Carlotta, Macho Dancer a été restauré et étalonné en 4K par Cité de Mémoire (Paris), à partir d’un scan 35 mm effectué au laboratoire Central Digital Lab Inc. (Manille). Le son a été synchronisé et restauré par L.E. Diapason (Paris).
Projection suivie d’une rencontre avec l’historien, professeur de cinéma et cinéaste Nick Deocampo et Anne Delabre, programmatrice du ciné-club Le 7e genre, avec Anne Crémieux pour la traduction instantanée.
Mercredi 26 novembre 2025 à 20h30 au cinéma Le Brady.
Dans le cadre d’un colloque international « #MeToo français dans le cinéma et les médias« (27-28 novembre 2025) à l’occasion des dix ans de la revue Genre en séries: cinéma, télévision, médias ?
Un film de Yannick Bellon
Avec: Nathalie Nell, Alain Fourès, Michèle Simonnet, Pierre Arditi, Daniel Auteuil
Scénario: Yannick Bellon
Durée: 115 mn
Production: France (1977)
Nicole, infirmière à Grenoble, est violée un soir par quatre hommes. Traumatisée, elle pense ne jamais pouvoir se remettre de ce choc. Sur les conseils d’une amie, elle finit tout de même par porter plainte afin que cette affaire puisse avoir une suite judiciaire.
L’Amour violé raconte l’histoire d’un fait divers. Un fait divers criminel, puisqu’il y a crime au regard de la loi là où il y a viol. Et c’est un crime que nous montre Yannick Bellon. Elle nous le décrit avec soin. Elle ne procède ni par ellipse ni par litote. Voici l’agression, le rapt, les insultes, les gifles, les coups, les larmes, les cris, la brutalité de l’acte, des actes sexuels. Et voici les conséquences physiques : le corps blessé, souillé, sali ; et, plus graves encore, les conséquences morales. (…) Mais pareil crime cesse, pour trop de gens, d’être criminel à cause de sa banalité même. Les chiffres, les statistiques le répètent : le viol participe d’une violence générale ordinaire. Yannick Bellon le situe donc en milieu très ordinaire. Cela se passe à Grenoble et dans la banlieue de Grenoble comme cela pourrait se passer n’importe où en France. Le lieu n’intervient en rien – que pour permettre d’assez fraîches et reposantes images de week-end dans la neige. La violée, son fiancé, ses amis sont des gens du modèle courant. Les violeurs aussi. Ni loubards voyous, ni marginaux inquiétants (Jean Louis Bory – Le Nouvel Observateur)
Nos invitées: Aurore Renaut, maîtresse de conférences en études cinématographiques et audiovisuelles, enseignante à l’Institut européen de cinéma et d’audiovisuel, et Cécile Farkas, directrice de programmation à Doriane Films et chez CapuSeen.