D’HOMMES À HOMMES (Interdit – 18 ans)

Dimanche 19 novembre 2023 à 21h45 au MK2 Beaubourg. ( dans le cadre du festival Chéries-Chéris 2023)

France. 1977. 87’
Fiction. VF.

Réalisation : Gréco de Beauparis (Gérard Grégory)
Avec : Claude Loir, Julien Cubano, Robert Sanchez, Benoit Archenoul, Gérard Grégory, Jean Moulart
Scénario : Gérard Grégory
Image : François About
Musique : Dany Darras et Jean-Pierre Pouret
Production : René Château et Francis Leroi (La Mafia Rose et Cinéma Plus)
Distribution 1977 : Hollywood Boulevard Distribution (30 novembre 1977)

Paul et Gabriel se rencontrent devant le château de Vincennes. Paul est arrogant, dominateur et cavaleur tandis que Gabriel est doux, serviable et conciliant. Malgré leurs différences de caractère, ils décident de se « mettre en ménage ». Mais Paul n’est pas épanoui : il organise une partouze et fait cavalier seul, spectateur d’un théâtre érotique ou baisant avec des gigolos dans un hôtel… Lui qui s’est toujours considéré comme un actif endurci serait-il à présent tenté par la sodomie ?

Produit par Francis Leroi et René Chateau pour alimenter la programmation de la nouvelle salle X homo du cinéma Hollywood Boulevard à Paris, « D’hommes à hommes » est réalisé par Gérard Grégory qui, par la suite, signera une douzaine de longs métrages X hétéros. Le film, qualifié en février 1978 par le magazine In de « bleuette à faire pâlir d’envie les romancières roses », explore avec maîtrise la question du couple homo, des rôles actif/passif, des schémas sociaux et domestiques ou de l’amour tarifé.
Pépite oubliée du porno homo français, proposé pour la première fois 45 ans après sa dernière projection en France, le film accompagne la publication de l’autobiographie de son acteur principal, Claude Loir, Confessions païennes (Éditions Hors Champ).

Séance présentée par Anne Delabre et Damien Roger (éditeur), en présence de Claude Loir, Gérard Grégory (réalisateur), Hervé Joseph Lebrun (spécialiste du porno homo français des années 70). et – sous réserve – François About (directeur de la photographie).

Auteur : Claude Loir – Editions Hors Champ
Nombre de pages : 460
Format : 12 mm x 19 mm
ISBN : 978-2-9586111-3-2

Pionnier du cinéma X homosexuel en France, Claude Loir est l’un des derniers témoins du Paris interlope des années 1960 et 1970 qui a vu les marginalités s’exprimer au grand jour.

Ce n’est pourtant pas à l’écran, mais dans la vraie vie, que cet explorateur de la libération sexuelle a interprété ses rôles les plus forts. Témoignage d’une époque où « jouir sans entraves » était le maître-mot, ses confessions ressuscitent le Paris gay de l’ère qui précéda le sida. L’auteur se livre sans pudeur ni prosélytisme sur une vie marquée tout entière par la recherche de la liberté. Avec une sensibilité infinie, cet homme ignorant des étiquettes comme des interdits évoque aussi ses doutes et exprime ses regrets au sujet de quelques rendez-vous manqués avec la félicité. Au fond, il nous interroge sur le sens profond de l’existence.

Confessions païennes est une plongée étourdissante dans le Paris gay et interlope des années 1960 et 1970.


UN AUTRE REGARD (EGYMASRA NEZVE)

Dimanche 19 novembre 2023 à 15h05 au MK2 Beaubourg. ( Dans le cadre du festival Chéries-Chéris 2023)

Hongrie. 1982. 102’
Fiction. VOSTF

Réalisation : Károly Makk
Avec : Jadwiga Jankowska-Cieslak, Grażyna Szapołowska, Jozef Kroner, Péter Andorai
Scénario : Károly Makk d’après le roman de Erzsébet Galgóczi
Image : Tamás Andor
Montage : György Sívó
Musique : László Dés, Janos Masik
Production : Mafilm Dialog Filmstudio, Connoisseur/Meridian Films Inc.

Après la révolution de 1956, la population hongroise vit sous le joug du totalitarisme communiste. Eva, journaliste militante lesbienne, reprend son travail de reporter au sein d’un journal de Budapest. Là, elle rencontre Livia, la femme d’un officier. L’attirance entre Eva et Livia grandit et toutes les deux s’engagent dans une liaison amoureuse qui défie le pouvoir politique en place et les pressions sociales.
Malgré la froideur menaçante d’une guerre qui oppose deux blocs idéologiques, une chaleur étrange inspire à deux femmes les sentiments les plus profonds. Prises dans un tourbillon répressif mêlé au rejet social, chacune négocie cette intimité condamnée à travers un engagement éthique plus ou moins affirmé. Adapté d’un roman d’Erzsébet Galgóczi, Un autre regard conte avec sensibilité cette histoire d’amour lesbien sous un régime communiste, déplaçant le fardeau du stéréotype par une rage du regard. Outre le Prix de la critique internationale, Jadwiga Jankowska-Cieslak reçut le Prix d’interprétation féminine pour le rôle d’Éva au Festival de Cannes en 1982.

Séance suivie d’une rencontre avec Mathieu Lericq, docteur en études cinématographiques, et Anne Delabre, journaliste, autrice et programmatrice du ciné-club Le 7e genre.


Olivia /Ciné-club REVUS ET CORRIGÉS #19

De : Jacqueline Audry ( 1951)
Avec : Edwige Feuillère, Simone Simon, Marie-Claire Olivia, Yvonne de Bray, Suzanne Dehelly
Durée : 01h35
Nationalité : France
Drame, romance, psychologie VF

1890.Mademoiselle Julie, professeur dans un pensionnat de jeunes filles, est une personnalité fascinante. À tel point qu’elle en vient à jeter le trouble chez l’une de ses élèves, Olivia, dont le cœur ne tarde pas à être en émoi. L’attitude pour le moins ambiguë du professeur pousse une jeune femme, Cara, très attachée à mademoiselle Julie, à commettre l’irréparable.

Pour cette rentrée du ciné-club de Revus et Corrigés, Anne Delabre, fondatrice l’association Le 7e genre viendra présenter le film Olivia. Et pour celles et ceux qui le souhaitent, la soirée se poursuivra au Bistrot des Cinéastes pour parler cinéma autour d’un verre.

Jeu d’amour interdit (Juego de amor prohibido)

Mercredi 19 juillet 2023 à 19H30 – Cinémathèque française.

Réalisation: Eloy de la Iglesia

Espagne / 1975 / 85 min / Vidéo / VOSTF

Avec Javier Escrivá, John Moulder-Brown, Inma de Santis.

Luis, professeur d’université, prend en stop deux étudiants et leur propose de dormir chez lui avant de reprendre la route le lendemain.

Séance présentée par Anne Delabre et suivie d’un dialogue avec Emmanuel Le Vagueresse, spécialiste d’Eloy de la Iglesia dans le cadre de la rétrospective ‘ Eloy de la Iglesia, cinéaste de toutes les chairs


La Fiancée du pirate (1969)

Jeudi 8 juin 2023 à 20h30 au Christine Cinéma Club.

Dans le cadre des 45 ans du Festival international de films de femmes

La Fiancée du pirate est le premier film de Nelly Kaplan qui dresse le portait d’une jolie vagabonde (incarnée avec fougue par Bernadette Lafont) qui se venge des humiliations subies par sa mère et elle en séduisant les notables d’un village.

La séance sera présentée par Anne Delabre, présidente de l’association le 7e Genre et programmatrice du ciné-club.

TABLE-RONDE CINEMA DE PATRIMOINE

Samedi 22 avril 2023 à 14h00 au cinéma Le Brady.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le cinéma de patrimoine : Pourquoi certains titres sont-ils devenus invisibles ? Qui décide de la restauration d’une œuvre et en quoi consiste-t-elle ? Quels sont les critères retenus pour la sélection ? Un film des marges peut-il devenir patrimonial ? Comment faire (re)découvrir un ‘vieux film’ ?…

Nos invité.e.s : Cécile Farkas, directrice éditoriale Doriane Films, Stéphanie Heuze, programmatrice, fondatrice de Hors-circuits (vente de livres et DVD/Blu-Ray, spécialiste des films rares, inclassables ou introuvables), Jean-Fabrice Janaudy, gérant-programmateur des Acacias distribution et cinéma Le Vincennes, Caroline Patte, chargée d’étude pour la valorisation des collections au Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC)


PARTENARIAT AVEC LA 28ème EDITION DU FESTIVAL CHERIES-CHERIS.

Du 19 au 29 novembre 2022.

Cette année encore, le 7e genre animera les séances ‘patrimoine’ du festival Chéries-Chéris.

Dimanche 20 novembre 2022 à 12h45 au Mk2 Beaubourg : Cambio de sexo de Vicente Aranda (1977)

Espagne. 1977. 108’ – Fiction. VOSTF.

Réalisation : Vicente Aranda

Avec : Victoria Abril, Bibi Andersen, Lou Castel, Fernando Sancho, Rafaela Aparicio

Scénario : Vicente Aranda, Carlos Durán, Joaquim Jordà

Production : Impala, Morgana Films

Distribution : Karmafilms

Dans sa famille ou à l’école, José Maria, un adolescent de dix-sept ans, sensible et intelligent, ne trouve pas sa place et se voit rejeté et montré du doigt pour son manque de virilité. Il prend peu à peu conscience de son désir de devenir une femme…

Victoria Avril a souvent été associée au cinéma d’Almodovar. C’est oublier qu’elle fut également la muse de Vicente Aranda qui lui a offert dix rôles puissants et variés dans ses films, dont le magnifique Cambio de sexo alors qu’elle n’avait que 18 ans. Devenue culte avec les années, cette œuvre jouissive traite avec une grande avance sur son temps d’un sujet tabou, la transition, stigmatisant la bêtise et l’intolérance sans pour autant abandonner le point de vue de son héroïne. Incroyable est d’ailleurs la manière dont certains plans, personnages et situations portent en germe l’univers thématique de Pedro Almodovar : la complexité des rapports familiaux, la trajectoire d’émancipation, le propos féministe, la solidarité entre femmes, l’humour cru et débridé, l’amour mêlé de fascination pour les femmes trans, en plus bien entendu du sublime duo Victoria Abril / Bibi Anderson que l’on retrouvera (en prison !) dans Talons aiguilles.

Séance suivie d’un débat avec Anne Delabre, journaliste, autrice et programmatrice du ciné-club Le 7e genre et Emmanuel le Vagueresse, spécialiste du cinéma hispanique.


Lundi 21 novembre 2022 à 19h20 au Brady : Madame Sata de Karim Aïnouz ( 2001) – projection exceptionnelle en copie 35 mm.

Brésil. 2002. 103’/ Fiction. VOSTF.

Réalisation, scénario : Karim Aïnouz

Avec : Lázaro Ramos, Marcélia Cartaxo, Flavio Bauraqui, Fellipe Marques, Emiliano Queiroz, Renata Sorrah

Production : VideoFilmes, en coproduction avec StudioCanal, Wild Bunch, Lumière et Dominant 7

Distributeur d’origine : Mars Distribution

Rio de Janeiro, années 30. Dans le quartier sordide de Lapa, surnommé le « Montmartre des Tropiques », João Francisco Dos Santos, homme noir athlétique, tour à tour bandit, travesti, taulard, père adoptif de 7 enfants, revêt de multiples identités avant d’adopter celle de « Madame Satã », personnage emprunté au célèbre film de Cecil B. DeMille (1931).

Présenté en sélection officielle au Festival de Cannes 2002, Madame Satã est le premier long-métrage du Brésilien Karim Aïnouz (Praia do Futuro, La Vie invisible d’Eurídice Gusmão) : un grand mélo au style unique entre réalisme magique, esthétique flamboyante et érotisme troublant. Son film s’inspire d’un personnage réel, João Francisco dos Santos (1900-1976), homme noir connu pour ses mœurs libres, ses bagarres et ses excentricités, devenu légendaire sous le nom de Madame Satã ; symbole à Rio de l’affirmation d’une culture afro-brésilienne queer suite à la tardive abolition de l’esclavage au Brésil.

Séance suivie d’une rencontre avec Anne Delabre, journaliste, autrice et programmatrice du ciné-club Le 7e genre, le réalisateur Karim Aïnouz et son monteur son Waldir Xavier.

© WildBunch


Dimanche 27 novembre 2022 à 13h10 au MK2 Beaubourg: Oublier Cheyenne de Valérie Minetto ( 2005)

Réalisation: Valérie Minetto

Avec : Mila Dekker, Aurélia Petit, Malik Zidi, Laurence Côte, Guilaine Londez

Scénario : Valérie Minetto, Cécile Vargaftig

Production : Bandonéon

Distributeur d’origine : Les films du Paradoxe

Cheyenne, jeune journaliste en fin de droits, décide de quitter Paris pour mener une vie marginale à la campagne. Elle laisse derrière elle la femme qu’elle aime, Sonia, prof de physique-chimie dans un lycée parisien, qui fait tout ce qu’elle peut pour l’oublier… Mais ce n’est pas facile. Comment concilier ce qu’on veut et ce qu’on peut ? Ce qu’on pense et ce qu’on fait ? Celle qu’on aime et ce qu’on refuse ?

Avec Oublier Cheyenne, son premier film, Valérie Minetto livre une fable contemporaine, à la fois sociale, politique et romantique, sur la nouvelle précarité, le besoin de changer les choses et la puissance de l’amour. Évitant tous les clichés du genre, elle propose une réflexion originale sur le couple et les tensions politiques et sociales qui peuvent le mettre en péril : « La difficulté pour Cheyenne et Sonia à vivre leur histoire d’amour n’est pas liée à l’homosexualité. C’est pourquoi tout le monde peut partager ce qui leur arrive, explique la réalisatrice. Par ailleurs, je suis heureuse de pouvoir montrer l’homosexualité comme quelque chose de simple, sans culpabilité ni revendication particulière ».

Séance suivie d’un débat avec Anne Delabre, journaliste, autrice et programmatrice du ciné-club Le 7e genre, la réalisatrice Valérie Minetto et la scénariste Cécile Vargaftig.


La Fourmilière (1971)

Mardi 11 avril 2023 à 20h30 au cinéma Le Brady.

Réalisation : Zoltán Fábri

Scénario : Zoltán Fábri, Endre Illés

Avec : Mari Törőcsik, Jaroslava Schallerová, Athina Papadimitriu, Ágnes Pataki

Hongrie – 1h35

Un couvent peut abriter les rivalités les plus secrètes, derrière lesquelles se cachent souvent les désirs les plus ardents. C’est précisément ce jeu de convoitise et de pouvoir dont La Fourmilière (Hangyaboly, 1971) témoigne, d’une façon subtile et presque intemporelle. Huis clos marivaudien à la fois politique et sentimental, adapté du roman éponyme de Margit Kaffka (paru en 1917), le film ne s’en tient pas au portrait lucide d’une dizaine de religieuses isolées. Cette œuvre haletante explore les rapports que chacune entretient à l’autorité (moins purement théologique que proprement humaine), au moment où l’institution ecclésiale doit se choisir une nouvelle mère supérieure. Un chef d’œuvre inédit en France réalisé par le grand cinéaste hongrois Zoltán Fábri (Un petit carrousel de fête, Le Cinquième Sceau), avec au casting la fascinante Mari Törőcsik.

La projection sera suivie d’un débat avec Mathieu Lericq, chercheur et enseignant à l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis, spécialiste des cinématographies centre-européennes.
La séance est organisée en coopération avec l’Institut Liszt de Paris


Le Sang d’un poète (1930)

Lundi 3 avril 2023 à 20h30 au cinéma Le Brady.

Réalisation et scénario : Jean Cocteau

Avec : Enrique Rivero, Lee Miller, Féral Benga, Pauline Carton, Jean Desbordes

Premier film de Jean Cocteau, Le Sang d’un poète, tourné en 1930, est une œuvre dominée par le voyeurisme. Il s’agit, au propre et au figuré, de mettre son œil au trou de la serrure et de regarder en fraude ce que le monde interdit dissimule : les paradis artificiels, la sexualité déviante, l’inguérissable douleur de l’enfance blessée. L’écrivain Jean Desbordes, amant de Cocteau , y joue deux personnages : Louis XV et surtout l’ami du poète qui assiste à sa mort. Un film majeur, intemporel. Une occasion unique de voir Jean Desbordes qui après sa rupture avec Cocteau se maria. Sa femme, Madeleine, féministe avant l’heure, sera à ses côtés pendant la résistance. Elle fut déportée à Ravensbrück, il fut torturé à mort par la milice française sans parler

La projection sera suivie d’une rencontre-dédicace avec Olivier Charneux, écrivain, dramaturge et metteur en scène, autour de son dernier ouvrage, Le Glorieux et le maudit, Jean Cocteau-Jean Desbordes : deux destins (Seuil, 2023).


Eloy de la Iglesia, cinéaste de la transgression.

Samedi 1er avril 2023 de 14h00 à 19h30- cinéma Le Brady.

Focus sur deux films emblématiques inédits en France et conférence d’Emmanuel Le Vagueresse.

14h : Los Placeres ocultos (1977)

Los Placeres ocultos (Les Plaisirs cachés), montre un banquier ‘dans le placard’, en proie au doute sur la conduite à mener lorsqu’il tombe fou amoureux d’un jeune hétérosexuel, Miguel. Eloy de la Iglesia, l’un des réalisateurs les plus prolifiques des années 70 et début 80, mais aussi parmi les plus scandaleux, sait conjuguer (au grand dam des conservateurs d’un pays en pleine transition démocratique après la mort de Franco), propos politique et divertissement grand public… Sans oublier des regards glissants sur le corps du beau et sexy Miguel.

15h40 : « Les représentations des LGBTQI+ à l’écran pendant la période de la transition démocratique espagnole. »

Le 20 novembre 1975, le général Franco décède, après presque quarante ans de dictature. L’Espagne accède peu à peu à cette démocratie rêvée par la grande majorité de la population, Avec le droit de penser… et d’aimer comme on le souhaite. Du précurseur Cambio de sexo (Vicente Aranda, 1977), avec son personnage transgenre présenté positivement, jusqu’à la faune queer de Pepi, Luci, Bom et autres filles du quartier (1980), le premier long-métrage de Pedro Almodóvar, en passant par Los Placeres ocultos (1977) et El Diputado (1978) d’Eloy de la Iglesia, le nombre de films LGBTQI+ de cette époque de transition (entre 1975 et 1982) est impressionnant. Ils ont sans doute contribué à changer la société espagnole et le regard sur les gays, lesbiennes et trans.

Conférence d’Emmanuel Le Vagueresse, professeur de littérature et de cinéma espagnols à
l’Université de Reims- Champagne-Ardenne (URCA).

17h : El Diputado (1978)

El Diputado (Le Député) sort sur les écrans espagnols en octobre 1978, près de deux ans après la disparition du général Franco et un an après la fin de la censure. Ce film, inspiré en partie de la figure d’un député de gauche, montre le chemin parcouru par le cinéaste face à la visibilité et aux droits des homosexuel·le·s. Eloy de la Iglesia  n’hésite pas ici à obliger le protagoniste à affronter son désir intime – un désir qui devient ainsi public – et, aussi, à filmer des scènes de nu frontal qui contribuèrent à faire venir les spectateurs »

La projection sera précédée d’une présentation par Emmanuel Le Vagueresse
Le 7e  genre remercie tout particulièrement le festival Ecrans Mixtes (Lyon) pour le sous-titrage des deux films programmés.