En complément de la projection de GO FISH et 30 ans après sa venue lors de la première édition du festival Chéries-Chéris, Rose Troche (The L Word) est de nouveau là pour vous! En compagnie de son amie, la fameuse réalisatrice américano-cubaine Anna Margarita Albelo (La Chocha), et avec le concours d’Anne Crémieux,elle revient sur son parcours.
18h00 : ouverture des portes 19h00-20h30 : rencontre et Q&A suivis d’un échange informel jusqu’à 21h30.
Débat avec Anna Margarite Albelo, Rose Troche, Anne Crémieux et Anne Delabre.
Article publié dans le magazine Télérama à propos du documentaire “L’Homosexualité au cinéma, les chemins de la victoire” de Sonia Medina, diffusé sur Ciné+ Classic le 22 juin 2024. (en accès livre sur la plateforme de TV5 Monde Plus)
« Le sujet, passionnant, peut-il être résumé en cinquante-deux minutes ? C’est le pari de ce documentaire réalisé par Sonia Medina, coécrit avec le journaliste Alain Riou, qui aborde, forcément au pas de course, ce vaste sujet de la représentation de l’homosexualité au cinéma. À travers un empilement d’archives et d’exemples, entrecoupés de commentaires de l’érudite Anne Delabre, journaliste et fondatrice du ciné-club Le 7e genre, le film montre comment réalisateurs et réalisatrices se sont toujours arrangés avec la censure et le pouvoir en place, en France et aux États-Unis, afin de parvenir à représenter une sexualité jugée différente, dérangeante, voire criminelle. Alors que l’homosexualité était présente dès les débuts du cinéma (voir The Gay Brothers, 1895), le code Hays de 1930 et ses directives strictes en ont empêché toute représentation frontale. Une interdiction détournée par des clins d’œil et messages plus ou moins subliminaux, comme Cary Grant le fait dans L’Impossible Monsieur Bébé, de Howard Hawks (1938). Si la Nouvelle Vague apparaît à ce sujet « conservatrice », voire « rétrograde », d’autres films français, comme Un éléphant ça trompe énormément (1976) ou Nous irons tous au paradis (1977), avec par deux fois Claude Brasseur dans le rôle d’un homo, ont participé à l’évolution de la société. Sans oublier la tragédie du sida, représentée dans l’incontournable Philadelphia aux États-Unis ou Les Nuits fauves en France. Un doc un peu fourre-tout mais passionné, donnant envie de (re)voir tous ces films. Et c’est bien l’essentiel. » (Caroline Besse, 19 juin 2024)
Un film de Kimberly Peirce Avec Hilary Swank, Chloe Sevigny, Alison Folland Scénario: Kimberly Peirce, Andy Bienen Durée: 118 mn Production: EU (1999)
Brandon Teena, jeune transgenre, quitte sa ville natale du Nebraska sous la menace, quand le frère de son ex-petite amie découvre qu’il est trans. Réinstallé dans la petite ville de Falls City, Brandon tombe amoureux de Lana et ils commencent à envisager un avenir commun. Mais quand ses amis, John et Tom, apprennent le secret de Brandon, c’est le drame. Centré sur un fait divers tragique survenu en 1993, ce premier long-métrage de Kimberly Peirce se révèle une chronique impitoyable de l’Amérique profonde. « Revenir sur ce film, inscrit dans l’histoire des représentations cinématographiques des personnes trans comme une oeuvre pionnière, est à la fois l’occasion de mesurer le chemin parcouru depuis et celui qu’il reste à parcourir. » (Bérénice Hamidi)
Notre invitée : Bérénice Hamidi, professeure en esthétiques et politiques des arts vivants à l’université Lyon 2 et membre honoraire de l’Institut Universitaire de France. Ses recherches croisent sociologie, esthétique et études culturelles dans une perspective intersectionnelle. Elle s’intéresse aux enjeux politiques des représentations culturelles (théâtre, cinéma, séries, romans).
Un film de Jean-Charles Tacchella Avec Robin Renucci, Jacques Bonnaffé, Jean-Pierre Bacri, Catherine Leprince, Catherine Frot.
Scénario Jean-Charles Tacchella D’après le roman Escalier C d’Elvire Murail Durée 102 mn Production France (1985)
Paris 14ème, un immeuble parmi d’autres, Escalier C. La vie quotidienne et les petits secrets des gens qui l’habitent. Parmi eux : Forster, critique d’art séducteur et cynique ; Claude, dessinateur de mode rêveur et blessé, homosexuel décomplexé ; Bruno, chômeur fauché et bougon ; Béatrice, humble dactylo, et Virgile, écrivain raté, qui s’aiment d’un amour rageur et font profiter tout l’immeuble de leurs disputes. Sans oublier Mme Bernhard, une vieille dame seule, si seule…
Dix ans après le succès international de Cousin, cousine (1975), Jean-Charles Tacchella se lance dans l’adaptation d’Escalier C, d’Elvire Murail, couronné du prix du Premier Roman en 1983. « Jean-Charles Tacchella, remarquable directeur d’acteurs, trace un tableau de la vie parisienne assez cruel, confronte les solitudes, les angoisses » (Le Monde – 8 juin 1985). Un film qui permit à une nouvelle génération de comédiens de se faire connaître du grand public, à commencer par Robin Renucci et Jacques Bonnaffé.
Nos invités : Jacques Bonnaffé et Robin Renucci, comédiens et metteurs en scène.
Dimanche 10 décembre 2023 de 14h à 16h au tiers lieu Césure.
Atelier d’archives orales sur le VIH-sida et le dialogue intergénérationnel, organisé par le Collectif des archives LGBTQI+, en présence de David Weissman et à partir de son travail documentaire Conversations with Gay Elders (2016), visible gratuitement sur son site.
Documentaire de 102 min. de Bill Weber et David Weissman.
Flamboyantes, les Cockettes, troupe de théâtre et communauté d’artistes bohèmes, mettent le feu aux nuits du San Francisco des années 1970. Autour de leur charismatique leader Hibiscus, mêlant philosophie hippie, exubérance Drag Queen et trip burlesque sous acide, les spectacles des Cockettes transgressent follement tous les tabous.
Projection suivie d’une rencontre avec le réalisateur David Weissman animée par Anne Delabre. La soirée se prolongera avec un DJ-set Camp et Queer 70’s.
Le Tango Paris, 11, rue au Maire, 75003 Paris.
Lundi 4 décembre 2023 à 20H30 au cinéma Le Brady.
We were Here (2010)
We Were Here documente l’arrivée de ce qu’on appelait la « peste gay » au début des années 1980. Il met en lumière les profonds problèmes personnels et communautaires soulevés par l’épidémie de sida ainsi que les vastes bouleversements politiques et sociaux qu’elle a déclenchés. Au début de l’épidémie, la réponse compatissante, multiforme et créative de San Francisco au SIDA est devenue connue sous le nom de « modèle de San Francisco ». L’infrastructure militante et progressiste de la ville, née dans les années 1960, combinée à la communauté gay hautement politisée de San Francisco, centrée autour du quartier de Castro Street, a contribué à surmonter les obstacles d’une nation à la fois homophobe et dépourvue de soins de santé universels. We Were Here utilise l’expérience de San Francisco avec le SIDA pour ouvrir une conversation attendue depuis longtemps sur l’histoire de l’épidémie et les leçons à en tirer.
Documentaire de Caroline Halazy ( journaliste, scénariste, réalisatrice, productrice artistique).
France- 2023- 61 min.
C’est l’histoire d’un choc en deux temps. 1992, Les Nuits fauves sort sur les écrans. 1993, Cyril Collard meurt du Sida. L’artiste et son film créent le scandale dans cette France des années 90 qui mesure soudain la violence de l’épidémie et le bouleversement qu’elle annonce pour ses enfants… A travers ce qu’il dit de la rage de vivre et de la liberté sexuelle, du courage qu’il faut pour faire face à la fatalité du virus, l’œuvre de Collard résonne encore aujourd’hui.
Séance suivie d’une rencontre avec la réalisatrice, Jean-Jacques Jauffret (assistant réalisateur de Cyril Collard) et Romane Bohringer (comédienne) animée par Anne Delabre du 7e Genre et Laurent Bocahut du festival Chéries-Chéris.
Dimanche 26 novembre 2023 à 13h20 au MK2 Beaubourg. (Dans le cadre du festival Chéries-Chéris 2023)
France. 1992. 126’ Fiction. VF.
Réalisation : Cyril Collard Scénario : Cyril Collard & Jacques Fieschi, d’après le roman autobiographique éponyme de Cyril Collard Avec : Cyril Collard, Romane Bohringer, Carlos López, Corine Blue, Claude Winter, René-Marc Bini, Maria Schneider, Clémentine Célarié Image : Manuel Teran Montage : Lise Beaulieu Musique : René-Marc Bini, Cyril Collard, Noir Désir (Si rien ne bouge) Production : Banfilm.
1986, Jean a 30 ans, il est chef opérateur, reconnu, doué, curieux de tout et séropositif. Dans l’immense harem de Jean, il y a Samy, mi-frère, mi-amant, dont il n’accepte pas la dérive vers l’extrême droite fasciste. Au cours d’un casting pour une publicité, il rencontre Laura, jeune, belle, vivante. Une passion naît entre eux. La bisexualité de Jean et le fait qu’il entretient d’autres liaisons bouleversent la jeune femme. Histoire d’amour fou doublée d’une course haletante et poignante contre la mort, ce film événement-testament de Cyril Collard fut un énorme succès critique et public à sa sortie en 1992 (3 millions d’entrées !) et remporta, quelques jours seulement après la mort du réalisateur, le César du meilleur film. L’œuvre impressionne toujours autant par sa force émotionnelle, mais aussi par sa mise en scène toute en vitesse, liberté et intensité, héritée de la grande expérience de Collard dans le clip et de son étroite collaboration avec Maurice Pialat, notamment sur À nos amours (1983). Impossible d’oublier également la magnifique interprétation de Romane Bohringer qui lui valut le César du meilleur espoir féminin.
Séance suivie d’une rencontre avec Jean-Jacques Jauffret (assistant réalisateur sur le film), Romane Bohringer ( comédienne) Christophe Martet (journaliste) et Anne Delabre, journaliste, autrice et programmatrice du ciné-club Le 7e genre.
Jeudi 23 novembre 2023 à 15h40 au MK2 Beaubourg ( Dans le cadre du festival Chéries-Chéris 2023).
Etats-Unis. 1995. 102’ Documentaire. VOSTF.
Réalisation : Rob Epstein & Jeffrey Friedman Avec : Lily Tomlin, Tony Curtis, Susan Sarandon, Whoopi Goldberg, Tom Hanks, Shirley MacLaine, Gore Vidal, John Schlesinger Scénario : Sharon Wood, Rob Epstein, Jeffrey Friedman, d’après l’oeuvre de Vitu Russo Image : Nancy Schreiber Montage : Jeffrey Friedman Musique : Carter Burwell Production : Sony Pictures Classics
Inspiré du livre culte éponyme de Vito Russo, The Celluloid Closet révèle tous les subterfuges auxquels les cinéastes d’Hollywood ont eu recours pour déjouer les pièges de la censure et parler de l’homosexualité. De Ben-Hur à Philadelphia en passant par Rebecca, Certains l’aiment chaud ou Basic Instinct, ce sont les extraits de plus de 120 films qui sont commentés par les plus grandes stars du cinéma américain : Tom Hanks, Susan Sarandon, Whoopi Goldberg, Tony Curtis, Shirley Mac Laine. D’anecdotes croustillantes en révélations inédites, The Celluloid Closet dresse de façon décapante et ludique l’historique de cent ans de désirs interdits à l’écran et montre que la censure, aussi puissante soit-elle, ne peut rien contre l’imagination et le talent..
Séance suivie d’une rencontre avec l’historien queer Gérard Koskovich, membre fondateur de la GLBT Historical Society de San Francisco et Anne Delabre, journaliste, autrice et programmatrice du ciné-club Le 7e genre.