CRUISING

Samedi 30 août à l’Hôtel de Ville de Paris

Séance en partenariat avec le festival de films LGBT de Paris ‘Chéries-Chéris’, dans le cadre de l’exposition ‘Champs d’amours – 100 ans de cinéma Arc-en-ciel’ à l’Hôtel de Ville de Paris

CRUISING (La Chasse)
de William Friedkin (1980), avec Al Pacino, Karen Allen, Paul Sorvino

A New York une série de meurtres violents vise des homosexuels adeptes de pratiques sado-masochistes. Steve Burns (Al Pacino), un jeune policier, est chargé de l’enquête et doit, pour ce faire, infiltrer le milieu gay de Greenwich Village…
Appels à empêcher le tournage, courriers de protestations, menaces de mort, insultes et jets de pierre en directions des comédiens et techniciens,… Dès l’annonce du projet, de nombreux groupes gays se mobilisent contre Cruising. « Après tout, souligne le réalisateur William Friedkin, cette communauté mobilisait ses efforts pour obtenir sa légitimité. Elle craignait que mon film, décrivant des pratiques sexuelles marginales, la ramène plusieurs années en arrière. Elle se trompait mais, aujourd’hui, je comprends ses craintes. » Dans son livre L’Homosexualité au cinéma, Didier Roth-Bettoni souligne le décalage entre ces réactions innombrables et la réalité de l’œuvre : « Car s’il est bien un film américain de l’époque à ne porter aucun jugement sur l’homosexualité, à se contenter de décrire jusque dans des détails assez inouï la réalité d’un certain mode de vie gay, à oser mettre en scène l’homosexualité jusque dans sa part sexuelle, c’est bien Cruising, fascinant documentaire fasciné par le cadre où va se jouer sa fiction policière.»

La projection sera suivie d’un débat avec Anne Delabre, journaliste et programmatrice du ciné-club ‘Le 7e Genre’ et Didier Roth-Bettoni, historien du cinéma LGBTQI+ et commissaire de l’exposition ‘Champs d’amours – 100 ans de cinéma Arc-en-Ciel’ à l’Hôtel de Ville de Paris.

 

DYKES, CAMERA, ACTION !

Vendredi 30 août 2019 à l’Hôtel de Ville de Paris

Séance en partenariat avec le festival de films LGBT de Paris ‘Chéries-Chéris’, dans le cadre de l’exposition ‘Champs d’amours – 100 ans de cinéma Arc-en-ciel’ à l’Hôtel de Ville de Paris

 
DYKES, CAMERA, ACTION ! (2018) de Caroline Berler

Les lesbiennes n’avaient pas souvent le bonheur de se voir à l’écran, mais entre Stonewall, le mouvement féministe et le cinéma expérimental des années 1970, une poignée de ces invisibles a peu à peu construit et transformé leurs propres représentations sociales. Les cinéastes Barbara Hammer, Su Friedrich, Rose Troche, Yoruba Richen, Desiree Akhavan, Vicky Du, la critique B. Ruby et d’autres grandes figures marquantes de cette épopée partagent des histoires émouvantes et souvent hilarantes de leur vie et débattent de la façon dont elles ont exprimé et construit leur identité « queer » à travers les films.
Plus de vingt ans après la sortie de The Celluloid Closet, on attendait avec impatience la sortie d’un documentaire se concentrant cette fois-ci sur la représentation des femmes lesbiennes au cinéma. Dykes, Camera, Action ! se livre à cette exploration passionnante du cinéma lesbien des années 1970 à aujourd’hui, en célébrant ses ‘films-phares’ et en donnant la parole à ses éminentes cinéastes. Toutes évoquent ainsi, extraits à l’appui, des œuvres et des rôles qui les ont particulièrement marqués : Faut-il tuer Sister George ?, La Rumeur, Go Fish, High Art, Thelma et Louise, The Watermelon woman, Carol, etc. Une pure expérience cinéphile : exaltante, émouvante, captivante.

La projection est  suivie d’un débat avec Anne Delabre, journaliste et programmatrice du ciné-club ‘Le 7e Genre’ et Didier Roth-bettoni, historien du cinéma LGBTQI+ et commissaire de l’exposition ‘Champs d’amours – 100 ans de cinéma Arc-en-Ciel’ à l’Hôtel de Ville de Paris.

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Table-ronde avec Le 7e genre jeudi 15 mars 2018 dans le cadre de la ‘Semaine des Arts et des Médias’ de l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3

Table-ronde autour du thème Que faire du cinéma ‘bis’ et d’exploitation?

Invités : Christophe Cosyns (The Ectasy of Films), Anne Delabre (Le 7e genre), François Gaillard (réalisateur), Bruno Terrier (Metaluna store)

Animation et organisation : Mélanie Boissonneau, Bastien Champougny, Margot Dugué, Erwin Haye Quentin Mazel, Thomas Pillard.

 

 


Films muets en ciné-concert lundi 12 février 2018 à la Fondation des Etats-Unis

 

Le 7e genre, en partenariat avec la Fondation des Etats-Unis (FEU) de la Cité internationale universitaire de Paris (CIUP), vous invite à une séance gratuite spéciale films muets mettant en scène les questions de genres et de sexualités minoritaires.

Notre invité : Francis Bordat, professeur émérite de civilisation américaine à l’université de Paris-Ouest Nanterre, a publié de nombreux ouvrages sur le cinéma hollywoodien. Spécialiste du cinéma burlesque et de Charlie Chaplin, il est notamment l’auteur de Chaplin cinéaste (Editions du Cerf). Il est cofondateur et membre du CICLAHO (Groupe de recherche sur le cinéma classique hollywoodien).

Au programme, des films de 1895 à 1925 avec Stan Laurel, Charlie Chaplin, Ethelyn Gibson et même un cochon danseur ! Parce que depuis toujours, et certainement depuis la naissance du cinéma, les artistes de tout poil défient les genres. Stan en détective précieux n’hésite pas à s’habiller en femme pour résoudre des énigmes dans “Plus fort que Sherlock Holmes” (The Sleuth) tandis que Charlot retrouve son costume de femme sophistiquée dans “Mam’zelle Charlot” (A Woman), un costume que vous reconnaîtrez si vous avez vu “A Film Johnnie” à un précédent ciné-concert. Ethelyn Gibson s’habille en homme pour échapper à des soupirants plus qu’insistants, un sujet d’actualité s’il en est. Entre chaque film, une petite curiosité sonore de 1895, quand Thomas Edison rêvait d’allier son Kinetoscope à son Phonographe.

Les films muets sont accompagnés par les résidents musiciens de la FEU et leurs invités.

Plus d’informations : fr.feusa.org/cine-concert-2018/


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Conférence dans le cadre du programme ‘Unipop, Arts, littérature, cinéma’ (Pessac) jeudi 6 avril 2017: Le 7e Genre d’Hollywood

A l’invitation du Ciné-Marges-Club, Le 7e Genre organise une conférence dans le cadre de ‘L’Unipop, Arts, littérature, cinéma’, au cinéma Jean Eustache de Pessac (33) le jeudi 6 avril 2017. Ce programme de 33 cours de cinéma, ouverts à tous sur inscription, est proposé tous les jeudis soir entre septembre et juillet. 

16h15 – Projection de The Celluloid closet (1995) de R Epstein et J.Friedman (1995)

Au travers d’entretiens avec des personnalités de tous horizons et de nombreux extraits de films (Ben-Hur, La Corde, Cabaret, Philadelphia), The Celluloid Closet montre l’évolution des représentations de l’homosexualité dans le cinéma américain, des pires stéréotypes aux clins d’oeil ‘cryptogay’, censure oblige… Ours d’Or 1996 au Festival de Berlin (meilleur documentaire).

20h30 – Projection de La Rumeur de W Wyler (1961), avec Audrey Hepburn, Shirley MacLaine, Miriam Hopkins

Dans une petite ville de province, deux amies Karen Wright et Martha Dobie dirigent une institution pour jeunes filles, aidées par Lily, la tante de Martha, une ancienne actrice excentrique. Fiancée au médecin Joe Cardin, Karen a du mal à s’engager et à laisser à Martha la direction de l’école. Mary, une élève insolente et menteuse, alors qu’elle a été punie, lance la rumeur que les deux professeurs ont une relation « contre-nature ». Elle commence par le raconter à sa grand-mère…

LE COURS
« En 100 ans d’existence, le cinéma a rarement porté l’homosexualité à l’écran. Quand elle faisait une incursion au cinéma, c’était sur le mode de la dérision, de la pitié ou même de la peur. Ces images fugaces mais inoubliables ont laissé une empreinte durable. Hollywood, cette grande machine à fabriquer des mythes, a forgé la vision que les hétéros ont de l’homosexualité et celle que les homos ont d’eux-mêmes. » Tiré du livre de Vito Russo, The Celluloïd Closet propose un décryptage des moyens utilisés par les réalisateurs américains pour déjouer la censure (le code Hays), usant de métaphores et de sous-entendus, pour représenter ce qui ne pouvait l’être dans la société à partir des années 30. Puis les allusions ont laissé place aux clichés, avec des gays et des lesbiennes vus comme des êtres dégénérés, voués à une mort inéluctable… L’abandon du code à la fin des années 60 n’a pas empêché ces représentations négatives de perdurer dans un certain nombre de films.

 

 

Le 7e Genre au ‘Printemps des Associations’ 2017

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Les 25 et 26 mars, c’était le Printemps des Associations à l’Espace des Blancs Manteaux – le rendez-vous annuel des associations LGBT organisé par l’Inter-LGBT – et nous y étions ! Nous avons ainsi eu le plaisir de retrouver des visages familiers du ciné-club mais aussi de nombreux curieux qu’on aura (on espère) l’occasion de retrouver à notre prochaine séance au Brady, le 24 avril ou à notre tea-dance au Tango le 15 mai.

Un grand merci à Aylau Tik pour la photo ci-dessus (de gauche à droite : Delphine, Anne, Estelle, Octavie, Nicolas, Lætitia et Roman)