LA GARÇONNE

Dimanche 1er septembre 2019 à l’Hôtel de Ville de Paris

Séance en partenariat avec le festival de films LGBT de Paris ‘Chéries-Chéris’, dans le cadre de l’exposition ‘Champs d’amours – 100 ans de cinéma Arc-en-ciel’ à l’Hôtel de Ville de Paris

 

LA GARÇONNE (JALOUSIE)
de Jean de Limur (1936), avec Marie Bell, Arletty, Henri Rollan, Maurice Escande, Édith Piaf

Monique, jeune fille de la bourgeoisie parisienne, découvre que l’homme respectable qu’on veut lui faire épouser a une maîtresse. Elle décide alors non seulement de renoncer au mariage mais aussi de quitter sa famille et son milieu. En ce début des ‘années folles’, Monique va dès lors mener une vie de femme libre, découvrir le monde de la nuit, les fumeries d’opium… et les ‘garçonnes’.

Après une première adaptation cinématographique du roman culte de Victor Margueritte, La Garçonne par Armand du Plessy en 1923 (censurée et aujourd’hui introuvable), cette seconde version de Jean de Limur (1936) se montre bien plus audacieuse que celle, aujourd’hui plus connue, réalisée vingt ans plus tard par Jacqueline Audry. Précédé d’un parfum de scandale, le film de Jean de Limur rencontre un vif succès dés sa sortie. Mention spéciale à Arletty et Suzy Solidor dans son célèbre cabaret « La vie parisienne », ainsi qu’à la ‘Môme Piaf’, dont c’est la première apparition à l’écran.

La projection est  suivie d’un débat avec Anne Delabre, journaliste et programmatrice du ciné-club ‘Le 7e Genre’ et Didier Roth-Bettoni, historien du cinéma LGBTQI+ et commissaire de l’exposition ‘Champs d’amours – 100 ans de cinéma Arc-en-Ciel’ à l’Hôtel de Ville de Paris.

 

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CRUISING

Samedi 30 août à l’Hôtel de Ville de Paris

Séance en partenariat avec le festival de films LGBT de Paris ‘Chéries-Chéris’, dans le cadre de l’exposition ‘Champs d’amours – 100 ans de cinéma Arc-en-ciel’ à l’Hôtel de Ville de Paris

CRUISING (La Chasse)
de William Friedkin (1980), avec Al Pacino, Karen Allen, Paul Sorvino

A New York une série de meurtres violents vise des homosexuels adeptes de pratiques sado-masochistes. Steve Burns (Al Pacino), un jeune policier, est chargé de l’enquête et doit, pour ce faire, infiltrer le milieu gay de Greenwich Village…
Appels à empêcher le tournage, courriers de protestations, menaces de mort, insultes et jets de pierre en directions des comédiens et techniciens,… Dès l’annonce du projet, de nombreux groupes gays se mobilisent contre Cruising. « Après tout, souligne le réalisateur William Friedkin, cette communauté mobilisait ses efforts pour obtenir sa légitimité. Elle craignait que mon film, décrivant des pratiques sexuelles marginales, la ramène plusieurs années en arrière. Elle se trompait mais, aujourd’hui, je comprends ses craintes. » Dans son livre L’Homosexualité au cinéma, Didier Roth-Bettoni souligne le décalage entre ces réactions innombrables et la réalité de l’œuvre : « Car s’il est bien un film américain de l’époque à ne porter aucun jugement sur l’homosexualité, à se contenter de décrire jusque dans des détails assez inouï la réalité d’un certain mode de vie gay, à oser mettre en scène l’homosexualité jusque dans sa part sexuelle, c’est bien Cruising, fascinant documentaire fasciné par le cadre où va se jouer sa fiction policière.»

La projection sera suivie d’un débat avec Anne Delabre, journaliste et programmatrice du ciné-club ‘Le 7e Genre’ et Didier Roth-Bettoni, historien du cinéma LGBTQI+ et commissaire de l’exposition ‘Champs d’amours – 100 ans de cinéma Arc-en-Ciel’ à l’Hôtel de Ville de Paris.

 

DYKES, CAMERA, ACTION !

Vendredi 30 août 2019 à l’Hôtel de Ville de Paris

Séance en partenariat avec le festival de films LGBT de Paris ‘Chéries-Chéris’, dans le cadre de l’exposition ‘Champs d’amours – 100 ans de cinéma Arc-en-ciel’ à l’Hôtel de Ville de Paris

 
DYKES, CAMERA, ACTION ! (2018) de Caroline Berler

Les lesbiennes n’avaient pas souvent le bonheur de se voir à l’écran, mais entre Stonewall, le mouvement féministe et le cinéma expérimental des années 1970, une poignée de ces invisibles a peu à peu construit et transformé leurs propres représentations sociales. Les cinéastes Barbara Hammer, Su Friedrich, Rose Troche, Yoruba Richen, Desiree Akhavan, Vicky Du, la critique B. Ruby et d’autres grandes figures marquantes de cette épopée partagent des histoires émouvantes et souvent hilarantes de leur vie et débattent de la façon dont elles ont exprimé et construit leur identité « queer » à travers les films.
Plus de vingt ans après la sortie de The Celluloid Closet, on attendait avec impatience la sortie d’un documentaire se concentrant cette fois-ci sur la représentation des femmes lesbiennes au cinéma. Dykes, Camera, Action ! se livre à cette exploration passionnante du cinéma lesbien des années 1970 à aujourd’hui, en célébrant ses ‘films-phares’ et en donnant la parole à ses éminentes cinéastes. Toutes évoquent ainsi, extraits à l’appui, des œuvres et des rôles qui les ont particulièrement marqués : Faut-il tuer Sister George ?, La Rumeur, Go Fish, High Art, Thelma et Louise, The Watermelon woman, Carol, etc. Une pure expérience cinéphile : exaltante, émouvante, captivante.

La projection est  suivie d’un débat avec Anne Delabre, journaliste et programmatrice du ciné-club ‘Le 7e Genre’ et Didier Roth-bettoni, historien du cinéma LGBTQI+ et commissaire de l’exposition ‘Champs d’amours – 100 ans de cinéma Arc-en-Ciel’ à l’Hôtel de Ville de Paris.

TOGETHER ALONE

Séance du 3 juin 2019

Réalisation : PJ Castellaneta

Scénario : PJ Castellaneta

Avec : Todd Stites et Teddy Curry

Durée : 1h27

Production : EU (1991) 

 

Tourné en onze nuits avec un budget minime par un cinéaste novice, Together Alone est un huis-clos en noir et blanc entre deux inconnus, qui viennent de faire l’amour sans préservatif après une rencontre dans un bar gay. Sida, homosexualité, bisexualité, solitude, désirs, avortement, mort, culpabilité, militantisme, etc… Autant de thématiques que Brian et Bryan abordent au cours de ces quelques heures d’échanges sans tabou. « La richesse du film de PJ Castellaneta tient pour une large part, outre son filmage sensuel au plus proche de la peau des personnages, à l’intensité de ce dialogue tendu comme un corde, où deux êtres semblent perpétuellement prêts à s’abandonner  avant de se ressaisir, entre confidences et doutes, vérités et mensonges, complicités et escarmouches, » souligne Didier Roth-Bettoni dans son ouvrage L’Homosexualité au cinéma (La Musardine).

Notre invité : Didier Roth-Bettoni, historien du cinéma LGBTQI, producteur à France Culture.

 

 


ANTONIA ET SES FILLES

Séance du 16 avril 2019.

 

Titre original : Antonia / Antonia’s Line

Réalisation : Marleen Gorris

Scénario : Marleen Gorris

Avec : Willeke van Ammelrooy, Els Dottermans, Veerle van Overloop

Durée : 1h44

Production : Belgique/PB/GB (1995) – sous titrage français par Anne Crémieux

Furtivement sorti en France malgré son Oscar du meilleur film étranger en 1996, Antonia et ses filles a lancé la carrière internationale de la néerlandaise Marleen Gorris. Le patriarcat et ses deux artisans, l’Eglise et l’Armée, en prennent pour leur grade dans cette fable féministe qui s’attaque au conformisme de la campagne hollandaise d’après-guerre. Ode à l’amour, à la vie et à la mort, au temps qui passe et à l’éternelle question de la liberté en société, Antonia et ses filles renvoie la sexualité à ses extrêmes de violence et de douceur. Véritable saga matriarcale, la ‘lignée d’Antonia’ (Antonia’s Line) fait valser les conventions dans un conte de fées, ou de sorcières, qui accueillent les plus faibles et croquent dans la vie à pleines dents.

Nos invité : Harry Bos, programmateur à la Cinémathèque du documentaire de la Bibliothèque publique d’information (BPI) du Centre Pompidou.

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NOIR ET BLANC

Séance du 11 février 2019

Réalisation : Claire Devers

Scénario : Claire Devers (d’après la nouvelle Le Masseur noir de Tennessee Williams)

Avec : Francis Frappat, Jacques Martial, Joséphine Fresson

Durée : 1h20

Production : France (1986)

« Il arrive qu’un homme découvre son désir par surprise et une fois qu’il l’a découvert, son seul besoin est de s’y soumettre. » Antoine, jeune comptable, qui mène une vie tranquille avec sa compagne Edith, a l’occasion de faire des séances de massages dans le centre sportif où il effectue une mission. Une relation trouble et secrète va se nouer avec Dominique. Antoine se révèle à lui-même et, devenant victime consentante, ira jusqu’au bout de cette relation sadomasochiste :  » J’étais trop timide, sans curiosité. Ma peur a disparu. Une fois là, il n’y a plus que l’envie de l’assouvir. Mon désir est trop grand. Je ne redoute plus la souffrance. Frappe de toute ta puissance…  » Premier long-métrage de Claire Devers à la mise en scène épurée, Noir et Blanc a reçu la ‘Caméra d’Or’ au festival de Cannes 1986.

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Nos invité-e-s : Claire Devers, réalisatrice, Jacques Martial et Francis Frappat, acteurs.

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LA MEILLEUR FAÇON DE MARCHER

Avant-première copie restaurée lundi 14 janvier 2019

La Meilleure Façon de marcher (1976) de Claude Miller
avec Patrick Dewaere, Patrick Bouchitey et Christine Pascal

Film inaugural du ciné-club ‘Le 7e genre’ programmé le 23 avril 2013, La Meilleure façon de marcher ressort en salles le 6 mars 2019.

Six ans après sa projection au Brady, en présence de Patrick Bouchitey qui nous fit l’honneur de sa présence, venez (re)découvrir ce premier film de Claude Miller, réflexion aiguisée sur la question de la norme et du rejet de la différence, sur la masculinité et ses clichés.

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OLIVIA

Séance du 29 octobre 2018

olivia-afficheRéalisation : Jacqueline Audry (1951)

Scénario : Colette Audry et Pierre Laroche

Avec : Marie-Claire Olivia, Edwige Feuillère, Simone Simon

Durée : 1h35

Production : France (1950)

Arrivée dans son nouveau pensionnat en France, la jeune anglaise Olivia découvre un monde de liberté ainsi que l’amour en la personne de la directrice, Mlle Julie (Edwige Feuillère), en couple avec son associée Mlle Cara (Simone Simon). Elle fera aussi l’apprentissage de la souffrance, de la jalousie et de la séparation… Film le plus audacieux de Jacqueline Audry, cette adaptation du roman autobiographique à succès de Dorothy Bussy Olivia, publié sous pseudonyme en 1948 par Leonard Woolf (veuf de Virginia), divisa la critique lors de sa sortie en salles en raison de sa dimension éminemment transgressive.

Notre invitée : Brigitte Rollet, spécialiste des questions de genre et de sexualité sur le grand et le petit écran, chercheuse au Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines et enseignante à Sciences-Po. Elle est notamment l’autrice de Jacqueline Audry. La femme à la caméra (PUR, 2015).

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SEXMISSION

Séance du 11 septembre 2018

affiche-sexmissionTitre original : Seksmisja

Réalisation : Juliusz Machulski

Scénario : Juliusz Machulski, Jolanta Hartwig, Pavel Hajný

Avec : Olgierd Łukaszewicz , Jerzy Stuhr, Dorota Stalinska

Durée : 1h56 

Production : Pologne (1984)

Sexmission s’ouvre sur le réveil de deux savants, Max et Albert, qui ont participé à une expérience les ayant plongés dans un sommeil artificiel entre 1991 et 2044. Le monde qu’ils découvrent a pour particularité de laisser seules les femmes assumer le pouvoir. Progressivement, leur présence fait chanceler l’organisation politique totalitaire… Réalisé en 1984 – c’est-à-dire dans un contexte historique où le sida fait peser sur les rapports sexuels une menace mortelle – ce film atypique aborde à travers la science-fiction les questions relatives au rapport femmes-hommes, au genre, à la sexualité, à la filiation et à la génétique. Employant un humour décapant, l’œuvre marque surtout le spectateur par son attachement à l’absurde et à la satire, puisant son imaginaire dans les œuvres de Federico Fellini ainsi que dans la tradition littéraire polonaise. À mi-chemin entre la fresque d’anticipation post-apocalyptique et le pamphlet féministe, ce film culte invite à une stimulante méditation sur la valeur politique des relations intimes en milieu communiste.

Nos invité-e-s : Ania Szczepanska, maîtresse de conférence en histoire du cinéma à l’Université Paris 1 et Mathieu Lericq, chercheur en cinéma à l’Université Aix-Marseille, Roman Krakovsky, historien, enseignant-chercheur, spécialiste de l’Europe centrale et orientale. 

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DOUCHES FROIDES

Séance du 6 août 2018

Séance en partenariat avec Paris 2018, la 10e édition des Gay Games 

 

Réalisation : Anthony Cordier

Scénario : Antony Cordier avec la collaboration de Julie Peyr

Avec Johan Libéreau, Salomé Stévenin, Jean-Philippe Ecoffey

Durée : 1h42

Production : France (2005)

À 17 ans, Mickaël est capitaine de l’équipe de judo et prépare le bac. Tout irait bien si sa famille n’avait pas des problèmes d’argent chroniques. Et surtout s’il n’était pas étrangement tenté de partager sa fiancée de toujours, Vanessa, avec Clément, nouvellement arrivé, dont le riche père est devenu le sponsor de l’équipe…

Douches froides, Anthony Cordier, 2005 © Why Not productions – Bac Films